Homélie de l’abbé Fernand Stréber : 29ème dimanche ordinaire A (22 octobre 2023) – « L’impôt à César »

EVANGILE : Mt 22, 15-21  (+ v 22)

(Ndlr : dernière phrase ( v. 22) est absente du texte utilisé pour la liturgie officielle)

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » A ces mots, ils furent tout étonnés et, le laissant, ils s’en allèrent.

HOMÉLIE

Décidément, Jésus et ses adversaires n’ont pas l’intention d’enterrer la hache de guerre.

Après la parabole des vignerons homicides et celle des invités qui déclinent l’invitation au repas de noces, voici une fameuse grenade, un véritable piège tendu à Jésus.  La stratégie des pharisiens est simple : Jésus doit parler.  Un peu trop si possible.  Comment ? Par la torture ?  Non.  Mieux que çà.  L’idéal serait qu’il se tue lui-même en prononçant quelques mots piégés.  Et pour bien amorcer l’explosif, rien de tel qu’une question qui divise profondément l’opinion publique : l’impôt dû à César.   Il s’ajoute à l’impôt du temple – , la célèbre dîme – et à l’impôt civil perçu par les publicains.  L’impôt dû à César est perçu par les agents du fisc impérial et considéré comme très infamant par la population.  Cet impôt est la preuve la plus tangible de l’occupation romaine. Lire la suite →

« Une pause par jour » – 20 octobre 2023

Première lecture – « Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste » (Rm 4, 1-8) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, que dirons-nous d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ? Si Abraham était devenu un homme juste par la pratique des œuvres, il aurait pu en tirer fierté, mais pas devant Dieu. Or, que dit l’Écriture ? Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste. Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû. Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi. C’est ainsi que le psaume de David proclame heureux l’homme à qui Dieu accorde d’être juste, indépendamment de la pratique des œuvres : Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés. Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le Seigneur. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 19 octobre 2023

S. Jean de Brébeuf et S. Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons, martyrs. – S. Paul de la Croix, prêtre. 

Première lecture – « L’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la Loi » (Rm 3, 21-30) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice : la Loi et les prophètes en sont témoins. Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est offerte à tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence : tous les hommes ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu, et lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car le projet de Dieu était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang, par le moyen de la foi. C’est ainsi que Dieu voulait manifester sa justice, lui qui, dans sa longanimité, avait fermé les yeux sur les péchés commis autrefois. Il voulait manifester, au temps présent, en quoi consiste sa justice,
montrer qu’il est juste et rend juste celui qui a foi en Jésus. Alors, y a-t-il de quoi s’enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi. En effet, nous estimons que l’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la loi de Moïse. Ou bien, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des nations ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des nations, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu : il rendra justes en vertu de la foi ceux qui ont reçu la circoncision, et aussi, au moyen de la foi, ceux qui ne l’ont pas reçue. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 18 octobre 2023

S. Luc, évangéliste

Première lecture – « Luc est seul avec moi » (2 Tm 4, 10-17b) – Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé, Démas m’a abandonné par amour de ce monde, et il est parti pour Thessalonique. Crescent est parti pour la Galatie, et Tite pour la Dalmatie. Luc est seul avec moi. Amène Marc avec toi, il m’est très utile pour le ministère. J’ai envoyé Tychique à Éphèse. En venant, rapporte-moi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpos. Apporte-moi aussi mes livres, surtout les parchemins. Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Toi aussi, prends garde à cet individu, car il s’est violemment opposé à nos paroles. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné.
Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 17 octobre 2023

S. Ignace d’Antioche, évêque et martyr

Première lecture – « Malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire que l’on doit à Dieu » (Rm 1, 16-25) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est puissance de Dieu pour le salut de quiconque est devenu croyant, le Juif d’abord, et le païen. Dans cet Évangile se révèle la justice donnée par Dieu, celle qui vient de la foi et conduit à la foi, comme il est écrit : Celui qui est juste par la foi, vivra. Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel
contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, font obstacle à la vérité. En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu le leur a montré clairement. Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. – Parole du Seigneur.

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