Homélie de l’abbé Fernand Stréber 30ème dimanche ordinaire A (29 octobre 2023)

ÉVANGILE : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

En ce temps-là,    les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

HOMÉLIE : «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ?»

Comme la Loi de Moïse en comporte 613, on pourrait peut-être opérer une sélection? C’est donc une question piège posée à Jésus par les pharisiens.  Une de plus.  Pour eux, aucun commandement ne peut être considéré comme inférieur aux autres. Mais les pharisiens ont sous-estimé l’adversaire.  Jésus esquive le piège. Il profite même de l’occasion pour jeter les bases de ce qui deviendra une nouvelle religion: la nôtre. Lire la suite →

« Une pause par jour » – 27 octobre 2023

Première lecture – « Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ? » (Rm 7, 18-25a) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir. Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. Si je fais le mal que je ne voudrais pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi. Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc, en moi, cette loi : ce qui est à ma portée, c’est le mal. Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais, dans les membres de mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps. Malheureux homme que je suis ! Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ? Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 26 octobre 2023

Première lecture – « Maintenant, libérés du péché, vous êtes devenus les esclaves de Dieu » (Rm 6, 19-23) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, j’emploie un langage humain, adapté à votre faiblesse. Vous aviez mis les membres de votre corps au service de l’impureté et du désordre, ce qui mène au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, ce qui mène à la sainteté. Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport aux exigences de la justice. Qu’avez-vous récolté alors, à commettre des actes dont vous avez honte maintenant ? En effet, ces actes-là aboutissent à la mort. Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus les esclaves de Dieu, vous récoltez ce qui mène à la sainteté, et cela aboutit à la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 25 octobre 2023

Première lecture – « Présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts » (Rm 6, 12-18) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs. Ne présentez pas au péché les membres de votre corps comme des armes au service de l’injustice ; au contraire, présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts, présentez à Dieu vos membres comme des armes au service de la justice. Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous : en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu. Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi mais à la grâce, allons-nous commettre le péché ? Pas du tout. Ne le savez-vous pas ? Celui à qui vous vous présentez comme esclaves pour lui obéir, c’est de celui-là, à qui vous obéissez, que vous êtes esclaves : soit du péché, qui mène à la mort, soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice. Mais rendons grâce à Dieu : vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. – Parole du Seigneur.

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« L’arbre de vie »

La fine poussière de sable, balayée par le chaud vent de la fin d’après-midi, s’élevait en fines volutes ocres et dorées. Le soleil gagnait peu à peu son lit d’étoiles, laissant au ciel ses couleurs orange et rouge. Et les ombres s’allongeaient sur les dunes comme les amoureux dans la paille. Sur la colline qui surplombait le village ceint d’une oasis de verdure, se dressait, fier et majestueux, le Grand Arbre.

Aussi loin que les souvenirs des Anciens du village pouvaient porter, le Grand Arbre avait toujours été là, protégeant les habitants contre les tempêtes et les famines, donnant à l’oasis la force de prospérer. La légende, racontée de grand-père à petit-enfant, contée depuis la nuit des temps, disait, qu’un jour, un homme, grand et barbu, était venu et avait posé un soir une feuille au sommet de la colline. La nuit passée, le Grand Arbre avait poussé, puis, avant de repartir, l’homme avait dit :

― Ceci est l’Arbre du Partage. Il vous donnera des fruits pour manger, vous abritera des vents de la tempête, et vous protégera des sables du désert. Ainsi vous ne manquerez jamais des biens essentiels à la vie. Mais il y a une condition et une seule, vous ne devrez jamais, sous aucune condition, prendre une de ses feuilles… Sinon un terrible malheur s’abattra sur vous et votre village. Lire la suite →