En cette fête de la Trinité, puissions-nous dans nos prières, nous tourner :
-vers le Père lorsque dans notre journée nous aurons pu être « source » ou « créateur ».
-vers le Fils lorsque nous aurons été réceptifs aux dons de la Vie.
-vers l’Esprit lorsque dans notre journée, le partage et l’amour auront été dominants.
Abbé Fernand Stréber
TRINITÉ dans l’ordinaire de la messe dominicale
1 Début de la messe : signe de la croix.
Faisant le signe de la croix, nous reconnaissons que nous sommes enfants du même Père, frères et sœurs de Jésus, le Fils bien-aimé de Dieu et invités à vivre dans leur Esprit d’amour. Nous sommes comme enveloppés par l’amour des 3 personnes de la Trinité.
- Gloria
Le 2° moment où la liturgie parle de la Trinité c’est dans le « Gloire à Dieu » que nous allons chanter. Ce chant est une hymne très ancienne à la sainte Trinité.
Prenons attention à ces paroles qui vont être chantées : « Toi seul est le Très-Haut, Jésus-Christ avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. »
- Credo
Il est structuré en 4 parties :
Je crois en Dieu, en Jésus, en l’Esprit et en l’Eglise.
- Prière juste avant la consécration : (épiclèse)
Le prêtre impose les mains sur le pain et le vin en disant :
« Dieu, Toi qui es saint, sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit. Qu’elles deviennent Corps et Sang du Christ. »
- Conclusion de la prière eucharistique juste avant le Notre Père : (doxologie.)
« Par Lui, avec Lui, et en Lui, à toi Dieu le Père tout-puissant dans l’unité du Saint-Esprit tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. AMEN »
- bénédiction finale au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Il y a 6 évocations trinitaires dans chaque eucharistie dominicale, manière de signifier que l’amour de Dieu ne se referme pas sur lui-même mais qu’il entre en relation avec Jésus et l’Esprit Saint et que nous profitons de ce triple jaillissement des bienfaits de Dieu.
Évangile (Jn 3, 16-18)
Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Homélie
Plusieurs fêtes chrétiennes se réfèrent à un événement passé par exemple :la naissance de Jésus à Noël, sa résurrection à Pâques, le don de l’Esprit à la Pentecôte tandis que la fête de la Trinité semble être quelque chose de tout à fait abstrait. Le mot « trinité » n’est d’ailleurs pas biblique. On y parle bien du Père, du Fils et du Saint Esprit mais jamais le mot « trinité » n’apparaît dans la bible. Et pourtant, comme vous allez le voir, la fête de la Trinité est très belle parce qu’elle nous permet de pénétrer au cœur même de la vie de Dieu, elle nous révèle sa plus profonde intimité. Elle nous dévoile toute l’originalité de Dieu par rapport aux autres divinités. Les autres religions monothéistes nous présentent des dieux solitaires qui se suffisent à eux-mêmes.
Pour tenter de mieux comprendre le sens de la Trinité je pars de notre expérience humaine. Sur le plan humain nous pouvons dire:
* Quand on aime, on est « un » parce que l’amour unit.
* Quand on aime, on est deux parce que l’amour respecte la différence.
* Quand on aime on est trois parce que l’amour déborde.
Ceci ne dit-il pas à merveille le mouvement même de l’amour trinitaire vécu en Dieu? Cet amour de Dieu déborde au point de sortir de Lui-même, d’envoyer Jésus, son Fils, sur terre et de nous créer, dans la gratuité même de cet amour débordant.
De tout temps, les hommes ont essayé de saisir qui est Dieu. La notion de « Trinité » fait partie de ces essais de description de Dieu, qui est trois personnes (le Père, le Fils et l’Esprit Saint) tellement unies par l’amour qu’elles ne font qu’un.
Mais Dieu n’est-il pas au-delà de toutes les étiquettes que nous tentons de lui donner ? Comme n’importe quelle personne, finalement. Quand nous fréquentons un ami, nous découvrons en permanence le mystère de sa personne. Si je me dis « mon pote, je le connais, il ne me surprendra plus », la relation est cuite : elle n’évoluera plus !
Il en va de même pour Dieu. Nous le découvrons au fur et à mesure que nous sommes en relation avec Lui : très concrètement, dans nos vies, et aussi dans ce qu’Il nous montre de Lui par sa Parole. Nous n’avons jamais fini d’apprendre à le connaître
J’en ai fait personnellement l’expérience dans ma vie. Pendant les 20 premières années de ma vie je me suis représenté Dieu comme un « gendarme », un juge, qui posait sur moi un regard chargé de reproches, qui se décourageait face à mes péchés. Lors de mes études, j’ai ressenti profondément combien Dieu est infiniment différent de ça : il pose sur moi un regard d’amour inconditionnel qui m’accompagne dans tout ce que je vis.
Alors oui, bien sûr, il ne souhaite pas me voir emprunter des chemins « de perdition », pas parce qu’ils sont contraires aux règlementations fixées par la société ou l’Eglise mais lorsqu’ils qu’ils sont des chemins de mort pour moi, des chemins qui ne m’aident pas à être plus moi-même, plus vivant. C’est un point de vue tout à fait différent ! Je suis renvoyé à ma responsabilité, et non plus à ma culpabilité. La culpabilité nourrit en moi le désespoir, alors que la responsabilité, tout en me faisant prendre conscience de mes erreurs, m’oriente vers la recherche de solutions pour poursuivre la construction de ma vie et générer du bonheur.
C’est le sens de cette Parole de l’Evangile que nous venons d’entendre : Jésus est venu « non pas pour juger le monde mais pour le sauver », c’est-à-dire le libérer de tout ce qui empêche de Vivre pleinement (Vivre avec un grand V).
Et la façon de nourrir la Vie en nous, de dire non à tous les choix de mort qui nous tirent vers le bas, c’est de « croire en Jésus non pas « croire » au sens de « je crois qu’il fera beau demain » ! mais au sens que ce mot a en hébreu : « adhérer, être inséparable ».
Pourquoi être inséparable de Jésus plus que de quelqu’un d’autre ?…
- Parce que, pour nous croyants, Jésus est la source de la Vie. N’est-il pas plus simple d’être directement relié à la source plutôt que de rester dans notre « désert » et y souffrir de la soif ?…
- Parce que Jésus a lui-même vécu sa vie à fond, jusqu’au bout de ce qu’il croyait bon, juste.
Si nous le voulons, nous pouvons lui demander de nous éclairer pour choisir les chemins qui génèreront non pas du plaisir passager mais du bonheur.
Intentions
1 Seigneur, nous te confions ton Église, répandue aux quatre coins du monde. Nous pensons à nos frères chrétiens les plus éprouvés au Moyen-Orient et plus particulièrement dans les territoires occupés, en Syrie, à Gaza, au Liban. Donne à tous de garder le cap de l’espérance !
2 Nous te rendons grâces, Seigneur, de nous rejoindre tels que nous sommes, même au cœur de nos doutes et de nos incertitudes. Éclaire ceux qui désespèrent aujourd’hui !
3 Témoigner de la Trinité n’est pas chose simple. Donne à tous ceux qui te cherchent de découvrir que tu es un Dieu de tendresse, proche des réalités que rencontrent toute personne. Nous te le demandons !
4 En ces temps troublés pour beaucoup, que se lèvent des responsables passionnés du sort de leurs frères, des hommes et des femmes d’espérance, qui font tout pour que règne la paix, la justice, le respect de chacun. Nous te le demandons !
5 Chacun en venant ici aujourd’hui, porte au coeur bien des personnes aimées, des malades, des souffrants,…
Dans notre silence, Seigneur, nous prions pour eux !
P’tit rawett’
La Trinité c’est comme 3 allumettes :
J’allume le première. Elle a une belle flamme
J’allume la 2°. Elle a une belle flamme
J’allume la 3° Elle a une belle flamme
Je les rapproche les unes des autres. Il n’y a plus qu’une seule flamme alimentée par les 3 allumettes.