« Une pause par jour » – 20 décembre 2022

Première lecture –« Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-14) – Lecture du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). » – Parole du Seigneur.

Psaume 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6

R/ Qu’il vienne, le Seigneur :
c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

Évangile – « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38) – Alléluia, Alléluia. Viens, Clé de David ! Toi qui ouvres les portes du Royaume, arrache à leur prison les captifs des ténèbres. Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Au sixième mois d’Élisabeth, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. – Acclamons la Parole de Dieu.

Rien n’est impossible à Dieu

Cette phrase revient à divers moments dans les récits évangéliques. Dire que rien n’est impossible à Dieu, c’est affirmer que tout lui est possible. C’est en même temps reconnaître les limites de l’être humain. Qu’est-ce qui handicape ce dernier? Pourquoi frappe-t-il parfois un mur et ne peut-il plus progresser? Parfois, il est bloqué en raison de son ignorance, le plus souvent par manque de foi. Le Dieu de l’impossible est-il pour autant un Dieu de la magie? Je ne crois pas en un Dieu qui intervient seulement en raison des carences de l’être humain. Même si j’étais le plus grand saint que la terre ait porté et si j’oubliais d’éteindre le «rond de poêle», Dieu n’interviendrait pas pour éviter un incendie.

Lors d’une maladie grave, d’un séisme ou d’un problème majeur, ne nous arrive-t-il pas de nous exclamer: «Dieu n’aurait-il pas été capable d’éviter ce drame?» S’il s’occupe des oiseaux du ciel et ne laisse pas un seul cheveu de notre tête tomber sans sa permission, pourquoi alors tous ces cataclysmes? Nos « pourquoi » sont inutiles. Seuls nos « pour quoi » ont du sens. Les calamités de ce monde n’ont rien à voir avec la volonté de Dieu, mais elles ont tout à voir avec la Providence. Dieu ne veut le mal de personne. Il veut le bien de tous et toutes.

Saint Ignace a peut-être trouvé la formulation la plus heureuse pour définir la Providence: « Fais tout comme si tout dépendait de toi; attends tout de Dieu, sachant que tout dépend de lui.»

Je suis ton serviteur, ta servante. Que tout s’accomplisse selon ta volonté!

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