Notre évêque nous parle…

Chers acteurs pastoraux,
Chers diocésains,
 
 
La deuxième vague de la crise sanitaire sévit maintenant. Son impact semble plus fort que celui de la première vague. Les contaminations, les hospitalisations, les admissions aux soins intensifs sont plus nombreuses. Et bien des familles comptent en leur sein une personne infectée.
 
Nous sommes tous affectés par la pandémie qui se prolonge. Mais, soyons justes, certains plus que d’autres. Je pense au nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde que la crise a fait grimper en flèche ; « Entraide et Fraternité » précise : « Quatre, c’est le nombre de nouvelles personnes victimes de la faim dénombrées chaque seconde depuis l’arrivée de la Covid-19. » Je pense à Damien admis aux soins intensifs, les poumons touchés à 88%, et à la détresse de sa jeune épouse. Je pense aux familles douloureusement endeuillées par la perte d’un être cher ou cruellement privées de manifester leur affection à un proche hospitalisé ou en maison de repos. Je pense au personnel soignant qui, bien qu’éreinté, doit faire face à une situation sans précédent.
 
En particulier la page d’Évangile de la prochaine fête du Christ Roi nous mobilise. Elle nous dit que le Seigneur fait corps avec celui qui endure : « j’avais faim, et vous m’avez donné à manger » ; « j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » ; « j’étais malade, et vous m’avez visité » ; « j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »
 
Au nom du Seigneur, merci à SOS Faim, aux organisations humanitaires et aux politiques qui travaillent à faire reculer la faim dans le monde. Au nom du Seigneur, merci au PAM (Programme alimentaire mondial) qui vient de recevoir le prestigieux prix Nobel de la Paix. Au nom du Seigneur, merci à ceux qui sont émus et s’engagent lorsque des migrants par milliers perdent la vie engloutis par les flots, ou sont vendus comme esclaves par les passeurs. Au nom du Seigneur, merci aux visiteurs de malades, à ceux et celles qui assistent ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur cœur. Au nom du Seigneur, merci aux visiteurs de prison. À l’approche de Noël, il m’arrive de célébrer dans une prison. Chaque fois je vérifie que quand on connaît mieux quelqu’un, on le comprend mieux. Au nom du Seigneur, merci au Pape François pour son vibrant appel à plus de fraternité, pour sa lettre encyclique « Fratelli tutti » (« Tous frères »). Au nom du Seigneur, merci à vous, chers acteurs pastoraux, chers diocésains, pour ce que vous mettrez en œuvre pour soutenir l’autre en cette nouvelle période de confinement. Les évêques, dans leur lettre du 1er novembre « Ensemble, en Église, durant le lockdown », font des suggestions très concrètes.
 
La page parlante d’Évangile de la prochaine fête du Christ Roi nous dit encore que c’est sur l’amour que nous serons jugés. Ainsi parlait l’abbé Pierre, l’auteur de l’émouvant appel de l’hiver 54, pressant la France à se mobiliser pour les pauvres qui grelottent au dehors : « Au dernier jour, il ne nous sera pas demandé si nous avons été pratiquants ou croyants. Il nous sera demandé si nous avons été croyables. Toi qui as connu l’amour de Dieu qui invite à aimer comme lui, as-tu été croyable ? »
 
Chers diocésains, chers acteurs pastoraux, l’amour est le thermomètre de la vie chrétienne. Merci pour votre inventivité à servir le frère en ce temps d’épreuve !
 
Je vous suis proche, vous adresse mes encouragements amicaux, et vous bénis.
 
+ Pierre Warin
Évêque de Namur

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