« Une pause par jour » – 9 septembre 2020

S. Pierre Claver, prêtre

Première lecture – « Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier » (1 Co 7, 25-31) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur. Je pense que le célibat est une chose bonne, étant données les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi. Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier. Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter. Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. – Parole du Seigneur.

Psaume 44 (45), 11a.12, 14-15a, 15b-16, 17a.18

R/ Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Ps 44, 11a)

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !

Evangile – « Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les riches » (Lc 6, 20-26) – Alléluia. Alléluia. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Alléluia. (Mt 5, 12) – Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. » – Acclamons la Parole de Dieu.

«Vous avez votre consolation»

Sans opposer le monde actuel à celui qui est promis, Jésus enseigne que ce qui est maintenant n’est pas garant de ce qui sera. Ainsi, les riches qui profitent de leurs possessions ont déjà leur consolation. Que peuvent-ils attendre de plus? Lorsque tout autour de soi respire la facilité, a-t-on même une petite pensée pour la joie annoncée dans la vie future? Ressentir le manque, c’est pouvoir espérer qu’il soit comblé. Etre éprouvé par le malheur nous incite à apprécier les petits bonheurs. Etre méprisé, c’est connaître la valeur de l’inclusion et de la reconnaissance. Etre heureux de cette manière, c’est se laisser aspirer par l’espérance qui permet de vouloir changer le présent. La vraie béatitude, c’est vivre continuellement avec cette heureuse tension entre ce qu’on perçoit des germes du Royaume et l’attente du meilleur à venir.

En réalité, le secret du vrai bonheur est qu’il ne se possède pas, mais se reçoit sans cesse. Le don est le secret du Royaume, la feuille de route des béatitudes, qui requiert pour être reçu de se reconnaître pauvre et nécessiteux. « Heureux vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous ».

 Prière

Dieu notre Père, nous te louons, toi le Maître du bonheur et de la vie. Dans ton Royaume, les affamés sont rassasiés, ceux qui pleurent retrouvent la joie. Devant les orgueilleux, tu défends les petits et les exclus, les sans-grade et les méprisés. Sans relâche, tu invites ceux qui font fausse route, à marcher sur les pas de Jésus. Entraîne-nous sur les chemins de ton bonheur. Amen !

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