Réflexion sur notre avenir par Edith de VOGHEL-JACQUES

Seigneur, c’est à Toi que je dédie ces quelques lignes dont il y a quelques mois à peine, je n’imaginais pas avoir à les écrire.

Mais l’actualité nous rattrape venant, une fois encore, ébrécher la longue histoire des Hommes.

Notre Terre frémit sous l’assaut d’une pandémie pernicieuse, agressive, virulente qui fait planer la maladie et la mort comme un voile sombre sur nos certitudes, nos acquis, nos espoirs encore si coutumiers d’hier…  

L’humanité se sent démunie devant le quotidien et les lendemains incertains, les relations humaines limitées, les familles séparées, les libertés évincées.

La Terre est devenue pays de solitude et de désolation.

C’est le temps du désarroi et de la crainte tenaillante.

Peut-être aussi celui du questionnement…

Depuis la création, de multiples chimères ont égaré les Hommes.

Ils n’ont cessé de se forger un Eden à leur mesure et selon leurs propres priorités.

Ils se sont cru invincibles, tout-puissants, maîtres de tout mais il a suffi d’un microscopique virus, défiant leur gigantisme et leur superbe, pour que soit perturbée leur paisible existence …

Pourtant, au sein de la tourmente qui fait vaciller l’aujourd’hui, un cri s’élève : « Nous ne voulons plus de ce monde « d’avant ».

Et, déjà, renaissent de toutes parts le souci de l’autre, la gratuité, le dépassement de soi.

Mis à l’écart de tout et de tous, nous redécouvrons soudainement ce qui fait notre grandeur et notre dignité : nous sommes des êtres de relation, de partage, de solidarité, de compassion.

Les Ecritures ne disent-elles pas que « Dieu écrit droit sur les courbes de la vie » ?

N’est-ce pas ce que Tu fais aujourd’hui, Seigneur, en faisant émerger ce qu’il y a de plus beau dans l’humanité, au cœur-même des ténèbres qui s’abattent sur elle ?

De ces ténèbres Tu n’es en rien l’auteur.

Tu es étranger au mal, adversaire du Malin…

Tu ne te complais pas dans le malheur des Hommes.

Alors, pourquoi ?

Tout cela a-t-il un sens ?

Que veux-Tu nous dire à travers cette épreuve qui meurtrit cette Humanité que Tu aimes ?

Ne serait-ce pas un appel à sortir de notre torpeur, à arrêter nos courses vaines, à reprendre souffle, à ouvrir les yeux, à retrouver les saveurs oubliées de « l’essentiel » …

L’Homme moderne a fait de Toi le Covid de sa vie : un être oppressant, sournois, nocif, un mal à éradiquer. Pour se protéger de ta présence, il a revêtu le masque de l’auto-suffisance, il s’est confiné dans une vérité faite à sa seule mesure, il s’est vacciné contre toute aspiration spirituelle.

 

Héritier d’Adam qui a marché loin de ta face, il se retrouve, lui aussi, nu devant Toi.

Mais il ne le sait pas. Ou ne veut pas le savoir.

Covid ou serpent, à chaque époque ses allégories …

Notre monde connaît aujourd’hui l’âpreté du désert : il guette des signes d’espoir, un vent frais, des horizons nouveaux.

Ses aspirations si vives à une profonde transformation sociétale tiendront-elles dans le temps ?

Ou ne seront-elles qu’un élan passager quand tout vacille autour de soi ?

Retournera-t-il à ses anciens démons, à ses ambitions stériles, à ses quêtes illusoires ?

Saura-t-il rejeter l’obsédant souci de lui-même, sa légèreté, son inconscience, ses vanités et ses passions qui, hier encore – c’est si proche ! – régissaient sa vie ?

Saura-t-il privilégier les valeurs essentielles qu’il a si souvent négligées ?

Saura-t-il comprendre, enfin, que celles-ci ne peuvent se greffer qu’à l’Unique Nécessaire ?

Toi.

Toi, la source d’eau vive, la manne qui rassasie, la nuée très sûre qui nous trace le chemin.

« Au désert, Je parlerai à ton cœur » as-Tu dit à ton Peuple.

Te laisserons-nous nous parler ?

Au bord du précipice que nous avons frôlé trop longtemps dans la pure insouciance, nous viendra-t-il à l’esprit que, Toi seul, Seigneur, peux nous retenir de tomber ? Que Toi seul peux nous guider, nous accompagner vers les plus hauts sommets ? Que Toi seul peux nous en faire goûter la beauté ?

« Sans Moi, vous ne pouvez rien faire » …

Le croirons-nous ?

Car nos prises de conscience et nos déterminations, si belles et généreuses soient-elles, restent des plus fragiles si elles ne s’ancrent pas en Toi…

Il ne tient qu’à l’Homme de retrouver l’Eden harmonieux des origines, celui que, de tous temps, Tu lui avais réservé.

Il s’y verra alors, dans la nudité de son âme, pour que Tu la revêtes de ton seul manteau.

Celui de ton Amour qu’il n’aurait jamais dû quitter…

« Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi » – Saint Augustin

Edith de VOGHEL-JACQUES

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