« Une pause par jour » – 22 juillet 2019

Première lecture – « J’ai trouvé celui que mon âme désire » (Ct 3, 1-4a) – Lecture du Cantique des Cantiques

Paroles de la bien-aimée. Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché celui que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai celui que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Celui que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé celui que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. – Parole du Seigneur.

OU BIEN

Première lecture – « Nous ne comprenons plus le Christ d’une manière simplement humaine » (2 Co 5, 14-17) – Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. – Parole du Seigneur.

Psaume 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9

R/ Mon âme a soif de toi,
Seigneur mon Dieu ! (Ps 62, 2b)

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Évangile – « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 1.11-18) – Alléluia. Alléluia. « Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? — J’ai vu le tombeau du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. » Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. – Acclamons la Parole de Dieu.

Un personnage de foi, précurseur…

Est-il possible de souligner la fête de Marie Madeleine en oubliant ce que des romans contemporains ont voulu mettre en évidence chez elle? Marie de Magdala n’est pas la femme de Jésus. Comme d’autres femmes, cependant, elle est à ses côtés, au cours de ses années de mission, et elle se retrouve au pied de la croix. C’est en restant collé aux textes évangéliques qu’il est possible de parler d’elle sans tomber dans la fabulation.
Le personnage qui nous est montré, dans l’Évangile selon saint Jean, est loin d’être romanesque. C’est surtout une femme de foi, qui a un rôle essentiel à jouer dans la diffusion de la Bonne Nouvelle. Marie Madeleine se rend à la sépulture de Jésus. Elle croit s’approcher d’un mort et elle découvre le tombeau ouvert, le corps n’étant plus là. Elle court prévenir Pierre et Jean. Ceux-ci viennent au tombeau puis s’en vont. C’est alors que commence pour elle la véritable aventure. Tout en pleurant sur la disparition du corps, elle se retourne et voit quelqu’un qu’elle prend pour le jardinier. Mais c’est le Ressuscité qui est devant elle. Elle voudrait le retenir, savourer sa présence, mais il l’envoie en mission: «Va trouver mes frères…»
Il y a deux moments dans cette rencontre: l’éblouissement et l’envoi. Les deux sont déclenchés par un mot: « Marie! » En entendant son nom, elle retrouve la vue, en quelque sorte, elle voit le Vivant plutôt que le mort qu’elle venait voir. Et elle est mise en mouvement: «Va ».  C’est ainsi que chacun et chacune de nous, en entendant son nom, peut faire la rencontre du Ressuscité et devenir missionnaire. Car l’un ne va pas sans l’autre. Sinon, notre message est vide de sens.

Prier avec Marie-Madeleine

On a enlevé le Seigneur
et je ne sais où on l’a mis.
Pourtant ce matin encore sombre,
ce matin gris, tout semble changer.
Le monde autour du tombeau vide
semble un paradis.
Le silence railleur se dissipe.
Et voici, au milieu des fleurs, le jardinier :
« Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi… »
Mais soudain j’entends mon nom,
il m’appelle et je suis, dans son appel je suis,
la cendre s’envole dans le vent de l’Esprit.
C’est Toi, c’est Toi, je Te reconnais « Rabbouni ».
Ton corps transfiguré se dévoile
en remplissant tout.
Il est cet Amour qui fait
que les hommes sont mes frères.
Tu es là, invisible dans le pain
et dans le vin
et dans tout visage,
tu es là.

Olivier Clément

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