« Une pause par jour » – 1er avril 2018

Pâques – Il est ressuscité… alléluia ! – Lecture du livre des Actes des Apôtres 10, 34-43

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit: «Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens 3,1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.        ou

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens  5, 6b-8

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé: c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

Alléluia. Alléluia. Notre Pâque immolée, c’est le Christ! Célébrons la Fête dans le Seigneur! Alléluia. – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé.» Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples, n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

C’était de grand matin. II faisait encore sombre lorsque Marie-Madeleine arrive près du tombeau. Et elle voit que la pierre a été enlevée. Etonnement, stupeur. On a enlevé le Seigneur ! Où a-ton pu le mettre ? Pas le moindre soupçon d’une résurrection. Non, on l’a enlevé ! Personne n’était là quand la pierre a roulé. Elle resterait à jamais point d’interrogation. Et je pensais à ceux – et ils seraient légion – qui au long d’une histoire de près de deux mille ans, dans cette liberté qu’avait dû vouloir Dieu et méritant respect, diraient tout simplement : on a enlevé la pierre et emporté le corps.

Alors Marie-Madeleine court prévenir Simon-Pierre ainsi que le disciple que Jésus aimait. Et les voici aussi qui se mettent à courir, ensemble, vers le tombeau. Pour voir si c’est bien vrai. Si la pierre est roulée. Si le tombeau est vide. Et je voyais tous ceux et toutes celles qui, aujourd’hui comme hier, cherchaient à y voir clair. Honnêtement. Patiemment. Serait-il donc possible qu’il y ait une survie ? Mais ne cherchait-on pas à les faire patienter: ça ira mieux plus tard ? Si c’était vrai, cependant… Ils restaient à l’entrée. Scrutaient le trou béant. Butaient contre la pierre.

Arrivé, Simon-Pierre s’est penché et a vu le linceul et le linge. Et puis l’autre disciple a vu. Et il a cru. C’était lui, le disciple que Jésus aimait. Je voyais tous ces corps écrasés sous la pierre des guerres, de l’injustice, de la faim, de la misère, de l’oubli, du mépris. Et je voyais aussi les hommes et les femmes qui, depuis deux mille ans, couraient à leur rencontre, entraient dans leur tombeau, les aidaient à se relever, les remettaient à l’air libre. Peut-être faut-il aimer pour croire que la mort n’a pas le dernier mot. Et peut-être est-ce à nous à faire rouler la pierre?

 

Un roi avait trois fils. Sentant sa mort venir, il voulait qu’un des trois hérite de son royaume. Il ne souhaitait pas le diviser. Il proposa alors le marché suivant. Le royaume sera à celui qui sera capable de remplir complètement la grotte se trouvant au fond du jardin. Pour ce faire, je donne à chacun une pièce d’or, dit le roi. Le premier fils qui était grand et fort décida d’acheter du bois et le coupa. Mais hélas, il ne remplit qu’une moitié de la grotte. Le deuxième, plus fainéant, acheta des plumes mais il ne remplit que la grotte au trois-quarts. Quant au troisième, il n’avait pas beaucoup d’idées. Il avait cependant un grand coeur. En chemin vers le magasin, avec sa pièce d’or il acheta de la nourriture pour une famille qui avait faim, il paya un nouveau toit pour le logement d’une autre et fit mille et une autres choses. Arrivé au magasin, il ne lui resta qu’une toute petite piécette avec laquelle il acheta une bougie. Il revint vers la grotte, alluma la bougie et la lumière de la flamme emplit toute la pièce. C’est lui, grâce à l’élan de son coeur, qui hérita du royaume.

Mon histoire n’est qu’un conte mais nous aussi aujourd’hui nous sommes devant une grotte, celle où Dieu le Fils a été déposé et est ressuscité. Telle est notre foi et nous vivons pleinement de la lumière du mystère de sa résurrection. Cette lumière est une invitation à vivre intensément et à fonder nos vies sur des valeurs éternelles sans jamais oublier qu’une simple petite flamme peut éclairer l’entièreté de notre vie intérieure. Que la lumière de Pâques soit alors aussi la lumière qui emplit nos vies. Amen.

Pâques – Marc 16,1-8 Danse de joie, danse pour ton Dieu. Car il a fait des merveilles, Alléluia !

Par Jésus, nous sommes sauvés !

Avec Jésus, nous sommes passés

du doute causé par la souffrance

à la confiance de l’amour,

de la mort sur la croix à la Vie,

de l’absence du tombeau vide

à la présence intérieure de notre Dieu,

Père, Fils et Esprit,

Alléluia !

 

Jésus est ressuscité !

La douceur a eu raison de la force.

La tendresse a vaincu la violence.

Les souffrances sont dépassées.

Seule subsiste la Joie,

Une joie débordante,

Une joie contagieuse,

Une joie porteuse d’espérance,

Une joie qui fait vivre,

Alléluia !

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