« Une pause par jour » – 31 mars 2018

Veillée pascale – Il est ressuscité… alléluia !- La liturgie de la Parole – Lecture du livre de la Genèse 1, 1—2, 2

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit: «Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière «jour», il appela les ténèbres «nuit». Il y eut un soir, il y eut un matin: premier jour.

Et Dieu dit: «Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin: deuxième jour.

Et Dieu dit: «Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme «terre», et il appela la masse des eaux «mer». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : «Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence.» Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin: troisième jour.

Et Dieu dit : «Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin: quatrième jour.

Et Dieu dit: «Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : «Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre.» Il y eut un soir, il y eut un matin: cinquième jour.

Et Dieu dit: «Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce.» Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.

Dieu dit : «Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre.» Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : «Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre.» Dieu dit encore : «Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. A tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait; et voici: cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin: sixième jour.

Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

Lecture du livre de l’Exode 14, 15—15, 1a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Egyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers.» L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Egyptiens les poursuivirent; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Egyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Egyptiens s’écrièrent : «Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous! » Le Seigneur dit à Moïse : «Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Egyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place; dans leur fuite, les Egyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Egyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Egypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur:

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains 6,3-11

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet: ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Alléluia, alléluia, alléluia! – Rendez grâce au Seigneur: Il est bon! Eternel est son amour! Oui, que le dise Israël: Eternel est son amour! Alléluia, alléluia, alléluia! – Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort!  Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur – Évangile de Jésus Christ selon saint Marc  16, 1-7

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : «Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau?» Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit: «Ne soyez pas effrayées! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.”»

Prière pour le samedi saint

L’échec, l’abandon, le vide…

Ton corps est enseveli,

ton tombeau est scellé,

enterrant toute l’espérance du monde…

Où es-tu, mon Dieu ?

Il n’y a que toi, Marie,

toi qui te souviens de la parole du Seigneur

« le troisième jour, il ressuscitera ».

Marie, toi qui as cru,

nous te présentons tous ceux

qu’enferme la pierre du tombeau,

prends-nous dans ton acte de foi.

Foi dans la résurrection des enfants des rues,

tués la nuit et ramassés au petit matin

par les camions poubelles.

Foi dans la résurrection des victimes

des viols de la nature,

forêts éventrées, eaux empoisonnées,

qui tuent les poissons et les hommes qui les mangent.

Foi dans la résurrection

qui abaisse, purifie, convertit les bourreaux…

Marie, prie pour nous.

Voici que pointe l’aube du troisième jour…

La petite bougie

Vous m’avez allumée, et vous avez regardé ma lumière, rêveur, pensif.

Vous êtes peut-être heureux, un petit peu, de me voir. Moi, en tous cas, je me réjouis d’être allumée.

Si je ne brûlais pas, je serais comme les autres dans une boîte en carton.

Mais dans une boîte, nous n’avons pas de sens, de signification. Nous sommes simplement là.

Ma raison d’être, je l’ai seulement lorsque je suis allumée, et maintenant que je suis allumée, j’existe.

Mais depuis que l’on m’a allumée, j’ai rapetissé. C’est dommage car je peux très bien imaginer que bientôt, je ne serai plus qu’un petit lumignon.

Mais il en est ainsi. Il n’y a que deux possibilités: ou bien je reste entière, intacte dans la boîte et je ne deviendrai jamais ce pour quoi je suis faite. Dans ce cas, je ne sais pas vraiment ce que je fais sur terre, quelle est ma signification.

Ou bien, je répands la Lumière et Chaleur et alors je sais pour quoi je suis là, pour quoi j’existe. Bien sûr pour cela je dois donner: donner quelque chose de moi-même et même me donner moi-même. Mais c’est plus beau que d’être là dans une boîte de carton, inutile.

Je suis une petite bougie unique.

Lorsque je suis allumée, la lumière et la chaleur qui se dégagent de moi ne sont pas fortes. Mais avec d’autres bougies, toutes ensembles, grande est notre clarté et forte notre chaleur.

Il y a quelquefois à la maison des pannes de courant. Il fait noir d’un seul coup et tout le monde crie « Vite, une bougie! »

Alors, on ouvre les tiroirs, on frotte une allumette et on a vaincu l’obscurité grâce à la bougie que l’on vient d’allumer: avec une seule flamme.

N’oubliez pas qu’une flamme est toujours plus que l’obscurité.

N’attendez pas les autres.

Soyez allumés et brûlez.

C’est le sens de votre vie comme c’est celui de la « petite bougie. »

Prière méditative

Oui, Père, nous te rendons grâces, car Jésus-Christ n’a pas vécu pour lui, mais pour les autres. Il a partagé à tous les hommes le pain de son corps. Et il a dit: faites cela en mémoire de moi. Vous aussi, donnez votre vie les uns aux autres. Et l’on dira en vous voyant: C’est Dieu vivant!

          Si nous partageons comme le pain notre vie, Si l’on peut dire en nous voyant: C’est Dieu vivant. Jésus Christ plus jamais ne sera mort (Bis)

Père, nous te rendons grâces, car Jésus-Christ n’a pas vécu pour lui. Il a versé son sang pour la multitude, pour tous les hommes. Et il a dit: Faites cela en mémoire de moi. Vous aussi, offrez votre vie, vos forces au service de tous.  Et l’on dira en vous voyant: C’est Dieu vivant!

          Si nous partageons comme le vin notre Sang, Si l’on peut dire en nous voyant: C’est Dieu vivant! Jésus Christ plus jamais ne sera mort ! (Bis)

Oui, Père, béni sois-tu pour la vie nouvelle donnée à ton Fils Jésus après sa nuit dans le tombeau. C’est bien la vie que tu aimes et tu veux qu’elle triomphe de la mort. Merci, Père, car Jésus-Christ a ouvert dans les déserts des hommes un chemin vers la justice et l’amour. Et il a dit: Faites cela en mémoire de moi. Travaillez, vous aussi, à tracer le chemin aujourd’hui. Et l’on suivra, en vous suivant, les pas de Dieu.

          Si nous préparons dans nos déserts le chemin, Si l’on peut suivre en nous suivant les pas de Dieu, Jésus Christ plus jamais ne sera mort ! (Bis)

Père, nous te disons merci, car Jésus a libéré l’homme de tous les esclavages, de toutes les idoles, en faisant jaillir la lumière nouvelle qui éclaire notre histoire en ce matin de Pâques. Et il a dit: Faites cela en mémoire de moi. Démasquez, vous aussi, les ténèbres, et combattez tout ce qui peut faire de vous des esclaves. Restez des hommes libres. Et l’on verra briller en vous le jour de Dieu.

          Si nous libérons la liberté par nos cris, Si l’on peut voir briller en nous le jour de Dieu…Jésus Christ plus jamais ne sera mort ! (Bis)

Nous sommes heureux, Seigneur, car Jésus est ressuscité. Son amour a été plus fort que le mal, son pardon a été plus fort que la haine, son amour a vaincu la mort. Et il a dit: Faites cela en mémoire de moi. Que mon Esprit vous unisse et soit le ciment de mon Eglise. Pardonnez les uns aux autres, aimez-vous les uns les autres. Et l’on dira en vous voyant: la vie est là!

          Si nous découvrons l’amour plus fort que la mort, Si l’on peut dire en nous voyant: la vie est là!…Jésus Christ plus jamais ne sera mort ! (Bis)

Père, nous sommes dans la joie, car Jésus est ressuscité. Et rien ne peut nous arracher à la joie qu’il nous apporte, à l’espérance qu’il a semée en nous. Et il a dit: faites cela en mémoire de moi. A l’exemple de Marie, ma mère, des apôtres, des martyrs et de tous les saints, donnez à tous un visage heureux, un visage de sauvés. Ne soyez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Et l’on dira en vous voyant: c’est Dieu vivant!

          Si nous partageons dans nos chansons notre joie, Si l’on peut dire en nous voyant: c’est Dieu vivant…Jésus Christ plus jamais ne sera mort ! (Bis)

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