« Une pause par jour » – 7 septembre 2017

22ème semaine du temps ordinaire – Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,9-14

Frères, depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. Ainsi votre conduite sera digne du Seigneur, et capable de lui plaire en toutes choses ; par tout le bien que vous ferez, vous porterez du fruit et vous progresserez dans la vraie connaissance de Dieu. Vous serez fortifiés en tout par la puissance de sa gloire, qui vous donnera toute persévérance et patience. Dans la joie, vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Prier pour les baptisés

Jusqu’à tout récemment, on avait l’habitude de préparer les enfants et les adultes aux sacrements comme s’il s’agissait d’un but à atteindre. Une fois la célébration passée, on remisait les dossiers et on attendait la prochaine cohorte. Si le pape François parle tant de la nécessité d’une nouvelle évangélisation, c’est notamment parce que l’Eglise a redécouvert l’importance d’accompagner les baptisés à long terme. Il faut consolider la formation qui est offerte au cours de l’initiation chrétienne. Un premier pas en ce sens est la prière, comme en témoigne Paul dans la première lecture: «Nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la pleine connaissance de sa volonté. « Prenons le temps de prier tous les jours pour les baptisés de nos familles, soutenons-les dans leur cheminement en témoignant de notre joie de croire. Donnons le goût de suivre Jésus pour la vie. Comme le souligne souvent le Pape, l’Eglise grandit par attraction. Rendons le Christ irrésistible.

Jeter les filets

Nous connaissons bien l’épisode de la lecture évangélique. Après leur prise inattendue et étonnante, les pêcheurs sont invités à passer à un autre niveau de compréhension. Ils devront dorénavant affronter le monde et ses dangers pour annoncer la Bonne Nouvelle. Les filets représentent les moyens, les outils à leur portée pour accomplir leur mission. Les poissons, ce sont ceux et celles qui se laisseront attirer par leur prédication. À nous qui nous désolons de voir se vider les églises, Jésus redit ce message: «Sortez, allez au large, lancez vos filets et gardez confiance, vous réussirez. « Comme Simon et ses compagnons, il nous faudra accepter de changer nos manières de faire, nous adapter aux besoins de la variété de poissons que le Seigneur enverra dans nos filets. Le Pape, lui, nous dit de sortir pour prendre « l’odeur des brebis » et veiller sur elles. C’est la même idée. Armons-nous de confiance et jetons nos « filets », c’est-à-dire les paroles, les gestes et les attitudes qui sauront attirer les autres vers le Christ.

Sans ta grâce, rien ne se fait

Je chante en toute connaissance,

ma harpe tout entière glorifie Dieu

et la corde de mon luth sa sainte volonté.

Comme un pipeau, ma lèvre exalte sa juste règle.

Au début de mes allées et venues,

au milieu de mes sommeils et de mes réveils,

au début de la peur et de la crainte,

au moment de l’angoisse et de la désolation,

je le bénis pour ses merveilles,

en le remerciant j’exalte sa force

et sur ses miséricordes je m’appuie toujours.

 

De la source de sa justice

jaillissent les jugements de mon coeur.

Sagesse cachée aux savants,

dessein profond éloigné des hommes,

puits de justice, source de force,

habitacle de gloire loin de la foule humaine.

Cette sagesse, Dieu l’a donnée à ses élus.

Il les a rendus cohéritiers des Saints

pour former une seule assemblée, fondement sacré,

plantation éternelle pour tous les temps à venir…

 

Si je chancelle, la miséricorde de Dieu

me sauve pour toujours.

Si je trébuche dans le péché

ma justification viendra de la justice divine

à jamais triomphante.

Si l’angoisse survient, il me retirera de la fosse

et il rendra mes pas fermes sur le chemin.

 

De sa miséricorde, il me touchera

et de sa grâce il me justifiera.

En sa justice véritable, il me jugera

et, dans son immense bonté,

il me pardonnera toutes mes fautes.

En sa justice, il me purifiera du péché,

pour que soit louée la justice de Dieu

et la majesté du Très-Haut.

 

Béni sois-tu, mon Dieu

qui as ouvert mon cœur à la connaissance.

Dirige dans la justice toutes mes actions,

accorde-moi ce qu’il t’a plu d’accorder aux élus :

de se tenir éternellement devant Toi.

Car sans toi, pas de voie droite,

sans ta grâce, rien ne se fait.

Qui peut soutenir l’éclat de ta gloire ?

Manuel des Esséniens

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