« Une pause par jour » – 4 septembre 2017

22ème semaine du temps ordinaire – Première lettre de Saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,13-18

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,16-30

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’ Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

La foi change tout

Le décès d’un être aimé est pénible à vivre. Nous prenons conscience de nos limites, de notre impuissance. Nous souffrons. Nous avons du mal à comprendre, à faire notre deuil, à accepter ce bris de communication. Mais pour nous, croyants et croyantes, une lumière luit au bout du tunnel. La mort n’a pas tout détruit, elle n’est que passage, comme le rappelle saint Paul dans la première lecture. Notre foi se fonde sur la résurrection de Jésus et nous fait passer du désespoir à l’espérance. Jésus a vaincu la mort une fois pour toutes et nous conduit vers le Père. Il nous fait entrer dans sa propre résurrection. Voilà une bonne nouvelle. Nous sommes un peuple en attente du jour où il nous prendra avec lui et avec tous les êtres chers qui sont morts avant nous et mourront après nous. Il nous réunira autour de la table du banquet éternel. Ce sera un jour de joie immense. La mort peut nous attrister parce qu’elle crée un vide, mais n’oublions jamais que nous sommes faits pour la vie éternelle.

«Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture»

Cette vie éternelle promise par Jésus est déjà commencée. Nos limites humaines nous empêchent de le réaliser pleinement. Nous sommes aveuglés par le mal, par la souffrance des innocents, par les tentations qui nous éloignent du bonheur véritable. Dans la lecture évangélique, Jésus dit que le Royaume est déjà là, que la promesse du livre d’Isaïe est en train de se réaliser. Il ne parle pas de tour de magie, mais de conversion intérieure. Quand Jésus guide nos pas, nous sommes libérés de la peur. Nous avons le goût de mordre à la vie, même si elle nous réserve des coups durs. Nous sommes témoins de petites résurrections : l’itinérant qui reprend sa place dans la société, un pardon finalement accordé ou accueilli…

Acceptons de regarder l’avenir avec confiance parce que l’Esprit du Seigneur est aussi sur nous.

Le courage de pardonner

Seigneur, ne me laisse pas devenir

victime de l’orgueil,

quand je réussis,

ou de la déception

quand j’échoue.

 

Seigneur, apprends-moi

qu’être prêt à pardonner

est l’une des plus grandes marques de la force

et que le désir de vengeance

est l’une des manifestations de la faiblesse.

 

Seigneur, si j’ai blessé mon prochain,

donne-moi la force de m’excuser

si les gens m’ont fait du tort,

donne-moi le courage du pardon.

Seigneur, si je t’oublie,

ne m’oublie pas

Aly Amin

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