« Une pause par jour » – 24 août 2017

Saint Barthélemy apôtre – Livre de l’Apocalypse 21,9b-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Fiancée, l’épouse de l’Agneau. » En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,45-51

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Qui est-il?

Les textes bibliques soulèvent un certain nombre de questions qui ne sont toujours pas résolues. Par exemple, Nathanaël, l’ami de Philippe, qui apparaît dans l’Evangile selon saint Jean, est-il le Barthélemy que nous retrouvons dans les trois autres évangiles? Difficile à dire, Il reste qu’en nous proposant ce passage, en ce jour de la fête de saint Barthélemy, l’Eglise semble accepter cette hypothèse. Mais que ce soit le même personnage ou non, le message qui nous est livré par son intermédiaire est particulièrement intéressant.

Le représentant d’un peuple.

«Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu», répond Jésus à celui qui s’étonne d’être connu avant même la première rencontre. «Etre sous le figuier» ne veut pas dire grand-chose pour nous, mais dans la littérature rabbinique, l’expression désigne une personne qui s’adonne à l’étude des Ecritures. Voici donc un homme qui va devoir faire un passage, un passage demandé à l’ensemble du peuple juif. Nathanaël, ou Barthélemy, va devoir passer des Ecritures à la personne de Jésus. Il est donc le type même de la foi, une foi qui fera des Douze les fondations de la nouvelle Jérusalem décrite dans l’Apocalypse.

Des fondations.

La fête d’aujourd’hui est l’occasion de nous rappeler ce que nous devons aux douze Apôtres, des hommes tout simples, mais qui attendaient sincèrement la réalisation de la promesse de Dieu. Quand elle s’est manifestée en Jésus, ils ont su le reconnaître et s’engager à sa suite. C’est pourquoi ils ont été les premiers à voir «le ciel ouvert», c’est-à-dire à faire l’expérience de la communication rétablie entre Dieu et les humains.

Viens à mon secours

Une dernière fois,

je Te dis que je veux croire en Toi,

que je ne veux plus être l’arrogant

qui nie et se moque.

Je veux être Ton enfant enthousiaste.

 

O bien-aimé, aime-moi, montre-moi que Tu m’aimes.

Aide-moi à croire,

à croire malgré mes blasphèmes et mes moqueries

qui sont douleur et vengeance de ne pas croire en Toi.

 

Oui, mon cas,

le cas du dérisoire que je suis,

c’est affaire entre moi et Toi,

j’ai l’impertinence de le dire.

 

Aide-moi,

aie pitié de Ton orphelin,

aie pitié de ce sourire que je T’adresse

en ma quatre-vingt-quatrième année.

 

De tout ce cœur qui va bientôt cesser de battre,

je veux croire de toute âme,

croire en Toi et en Ton amour.

Ne vois-Tu pas que je dépéris de Ton silence ?

Dieu de justice,

j’en appelle à Toi contre Toi.

Aide-moi à T’aimer,

aide-moi à croire en Toi,

car je meurs de la faim de Toi.

 

Toi, glorifié par les chanceux,

viens au secours du malchanceux.

Fais de moi ce chanceux que je veux être,

fais de moi Ton enfant éperdu de foi.

 

Mène-moi vers les eaux du repos.

Aie pitié,

n’oublie pas que je suis de la maison d’Aaron.

Aie pitié de cet infidèle

qui n’a pas eu la chance d’une foi transmise.

Je n’attends ma foi que de Toi.

Est-ce une faute de n’attendre que de Toi ?

Albert Cohen

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