« Une pause par jour » – 9 août 2017

Fête de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), vierge et martyre, copatronne de l’Europe – Livre d’Osée 2,16b.17b.21-22.

Ainsi parle le Seigneur : Mon épouse infidèle, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte. Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.  Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

« Jésus parlait à ses disciples de sa venue ».

La passion ne cesse d’approcher. Elle s’impose à Jésus et à ses disciples. Elle rétrécit le champ des possibles. Il n’est plus temps de dire des choses générales pour tous. Il y a à recentrer maintenant l’échange sur la relation, l’intime, sur la suite de la relation quand Jésus ne sera plus là. En effet, Jésus parle de son propre retour et donc, en creux, du temps où les disciples vont vivre seuls, loin de lui. Notons que c’est le temps que nous connaissons, nous, depuis toujours. Mais nous arrivons, nous aussi, à la fin de la lecture de l’Evangile, à la fin de ce cheminement porté par Matthieu, à la fin de l’année liturgique… A nous aussi, un nouveau temps loin de ce « pas à pas » avec le Seigneur s’avance… Un temps qui nous appelle à la fidélité au don reçu, en entrant dans une nouvelle présence. La question est bien celle-ci : « Comment vivre en l’absence du Seigneur »

« Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces »

Jésus met en scène dans cette nouvelle parabole du Royaume l’attitude de fidélité dans l’attente qui rendra possible d’accéder ou non au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment voulu qui est imprévisible. Jésus met en scène dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes, elles vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ et d’autres qui rateront le rendez-vous parce qu’elles devront aller chercher l’huile qui leur manque au moment de la venue de l’Epoux. Cela nous met mal à l’aise [il faudrait comprendre ce qu’est l’huile de nos vies, huile que nous ne pouvons nous échanger mais dont nous pouvons autoriser la condensation vitale en chacun]. Mais ce renvoi pointe cette décision au cœur de la liberté qui conduit à la vie ou à se voir écartés de la vie… Alors comment faire ? La solution nous est donnée par la finale. Sachons la comprendre pour nous…

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure »

Le Seigneur ne nous demande pas à vrai dire un acte particulier, il nous appelle à une attitude, attitude qui va informer toute notre vie, celle de la veille, de l’attente. Attendre quand l’autre n’est pas là, ne peut se vivre qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, de savoir que là mystérieusement l’amour est présent sous cette forme, que cette absence lui donne de prendre forme, nous donne d’apprendre à le recevoir, à savoir se quitter pour cela ; à creuser ainsi en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira. Après toute rencontre, un temps doit venir non plus plein mais vide où l’autre va mystérieusement travailler en moi, me donner de me quitter de m’ouvrir encore plus profondément à sa présence. Là est le secret du temps où nous entrons : laisser pousser l’amour en nous… pour la Moisson à venir…  

(Jardinier de Dieu)

Oublie mon aveuglement

Seigneur, mon Dieu,

c’est toi qui possèdes les paroles de vie,

où tous pourraient trouver le bonheur,

s’ils voulaient le chercher !

Mais nous oublions tes paroles

dans la folie et les infirmités

qui découlent de nos mauvaises actions.

 

Fais donc, Seigneur, que tes paroles

ne quittent pas ma pensée !

Tu dis : « Venez à moi, vous qui êtes fatigués

et accablés, et je vous consolerai ! »

Que voulons-nous de mieux, Seigneur ?

Que demandons-nous ? Que cherchons-nous?

Pourquoi ceux du monde se perdent-ils,

si ce n’est parce qu’ils cherchent le divertissement ?

Dieu secourable, quelle pitié, quel aveuglement :

nous te cherchons

là où on ne peut pas te trouver !

Aie pitié de nous, Seigneur,

nous ne savons pas nous-mêmes

ce que nous désirons,

nous ne soupçonnons pas ce que nous demandons.

Seigneur, donne-nous la lumière,

elle nous est plus nécessaire qu’à l’aveugle-né.

Aujourd’hui, Seigneur,

On ne peut voir plus clair !

 

Ici doit se montrer ton pouvoir.

Ici doit éclater ta miséricorde.

Oh ! la rude chose que je te demande,

mon vrai Dieu : aimer qui ne t’aime pas,

ouvrir à qui ne t’appelle pas,

donner la santé

à qui se complaît dans sa maladie !

 

Tu as dit que tu venais chercher les pécheurs.

Les voilà, Seigneur, les vrais pécheurs.

Oublie notre aveuglement.

Considère uniquement le sang

Souviens-toi, Seigneur,

que ton Fils a versé pour nous.

que nous sommes ton ouvrage

et sauve-nous par ta miséricorde.

Thérèse d’Avila

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