« Une pause par jour » – 21 février 2017

imagesTemps ordinaire 7 – « Avant toute chose fut créée la sagesse » (Si 1, 1-10) – Lecture du livre de Ben Sirac le Sage

Toute sagesse vient du Seigneur, et demeure auprès de lui pour toujours. Le sable des mers, les gouttes de la pluie, et les jours de l’éternité, qui pourra en faire le compte ?
La hauteur du ciel, l’étendue de la terre, la profondeur de l’abîme, qui pourra les évaluer ? Avant toute chose fut créée la sagesse ; et depuis toujours, la profondeur de l’intelligence. La source de la sagesse, c’est la parole de Dieu au plus haut des cieux.
Ses chemins sont les commandements éternels. La racine de la sagesse, qui en a eu la révélation, et ses subtilités, qui en a eu la connaissance ? La science de la sagesse, à qui fut-elle manifestée, et qui a profité de sa grande expérience ?  Il n’y a qu’un seul être sage et très redoutable, celui qui siège sur son trône. C’est le Seigneur, lui qui a créé la sagesse ; il l’a vue et mesurée, il l’a répandue sur toutes ses œuvres, parmi tous les vivants, dans la diversité de ses dons, et ceux qui aiment Dieu en ont été comblés.

Le livre de l’Ecclésiastique (Siracide): comment vivre sa foi dans la vraie vie ?

Mais cette orientation serait hypocrite si elle ne se traduit pas dans des attitudes concrètes de la vie de tous les jours. Or, en la matière, il est impossible d’édicter des règles générales en tout lieu et en tous temps.

Chacun doit échanger avec d’autres afin que son expérience mutuelle s’enrichisse et l’aide à grandir.

Le livre de l’Ecclésiastique* (appelé aussi « Siracide » du nom de son auteur : Ben Sirac le Sage) nous permet d’entrer dans cette démarche adoptée par un juif pieux.

Cet ouvrage connut un grand succès au début du christianisme. D’ailleurs, le nom « Ecclésiastique » vient du fait que les premières communautés chrétiennes s’en servaient pour l’instruction des nouveaux baptisés.

Prière : Sagesse de Dieu, sagesse du monde ?

La sagesse de ce monde consiste
à dissimuler le cœur sous des artifices,
à voiler la pensée par des paroles,
à montrer comme vrai ce qui est faux,
à prouver la fausseté de ce qui est vrai.
Au contraire, la sagesse des justes consiste
à ne rien inventer pour se faire valoir,
à livrer sa pensée dans ses paroles,
à aimer la vérité comme elle est,
à fuir la fausseté,
à faire le bien gratuitement,
à préférer supporter le mal plutôt que de le faire ;
à ne jamais chercher à se venger d’une offense,
à considérer comme un bénéfice
l’insulte qu’on reçoit pour vérité.
Mais c’est précisément cette simplicité des justes
qui est tournée en dérision,
car les sages de ce monde croient
que la pureté est une sottise.
Tout se qui se fait avec intégrité,
ils le considèrent évidemment comme absurde ;
tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes
apparaît une sottise à la sagesse charnelle.

Auteur : Saint Grégoire le Grand

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