« Une pause par jour » – 11 janvier 2017

chameauTEMPS ORDINAIRE 1 – Hébreux 2, 14-18 – Psaume 104(105) – Marc 1, 29-39 – « Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux » (He 2, 14-18) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham. Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.                                     
Louer et servir

La première lecture soutient que le règne de Dieu advient pour nous aujourd’hui. Parce que le Christ est ressuscité, il est le «grand prêtre miséricordieux et digne de foi [qui peut] enlever les péchés du peuple». Ainsi, le Seigneur Jésus nous rend libres par la grâce du baptême et des autres sacrements. Il n’y a plus lieu de craindre la mort éternelle, car nous vivons dès maintenant en ressuscités avec lui. Il nous a relevés, comme il l’a fait pour la belle-mère de Simon. Et nous pouvons nous tenir debout pour louer le Seigneur et servir dans la joie nos frères et sœurs. Voilà le miracle que le Christ peut opérer pour toute personne en recherche de guérison et de libération.

Ne pleure pas si tu m’aimes

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel !
Si tu pouvais d’ici,
entendre le chant des Anges
et me voir au milieu d’eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les horizons et les champs éternels,
les sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi,
la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !

Quoi ! Tu m’as vue, tu m’as aimée dans le pays des ombres,
et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer encore
dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,
et quand un jour que Dieu connait et qu’il a fixé,
ton âme viendra dans le Ciel où l’a précédée la mienne,
ce jour-là, tu reverras celle qui t’aimait et qui t’aime encore,
tu en retrouveras les tendresses épurées.

A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse,
infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie,
je sois devenue moins aimante !
Tu me reverras donc, transfigurée dans l’extase et le bonheur,
non plus attendant la mort,
mais avançant d’instant en instant,
avec toi qui me tiendra la main,
dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie,
buvant avec ivresse aux pieds de Dieu
un breuvage dont on ne se lasse jamais
et que tu viendras boire avec moi.

Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m’aimes.

(Saint Augustin)

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