« Une pause par jour » – 7 janvier 2017

ob_526049_image-noces-de-cana-8Temps de Noël – « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. » (Jn 2, 1-11) – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

« Tel fut le commencement des signes que Jésus fit », nous dit l’évangéliste. Et moi qui ai toujours eu une haute idée de Dieu, j’ai pensé que Jésus n’avait certainement pas, comme ça, d’entrée de jeu, frappé un grand coup. Et j’ai imaginé le ciel qui se déchire, la foudre, les éclairs, et une apparition, et la voix grave de Dieu qui vient mettre de l’ordre parmi tous ses sujets ; qui décore ceux qui parlent et pensent comme lui ; qui condamne et exclut ceux qui ont le malheur de penser autrement et le courage de le dire. Et ce ne serait qu’un début: le commencement des signes.

Mais Jean ne disait pas cela, lui qui était présent. Le commencement, dit-il, ce fut à un mariage, au village de Cana. Et je voyais la scène. Jésus qui vient avec sa bande de disciples. Et la joie des convives, les danses et les chants. Et le vin qui remplace l’eau réservée aux rites, l’eau qui vous met en règle, qui fait de vous des purs, l’eau qui est incolore, inodore, insipide. Et le vin coule à flots : six cuves de cent litres ! Et pas n’importe lequel, un vin millésimé. Qu’on est loin de la peur. Et quelle ambiance quand Dieu décide de faire la noce avec les hommes ! Et ce n’est qu’un début.

Et puis j’ai regardé, un à un, les convives. Et je les ai trouvés tous unis dans la fête et tous si différents. II y avait Marie qui savait ce que c’est que recevoir à table et qui était inquiète à cause du manque de vin. Et Jésus qui agit, tout naturellement, sans en tirer gloriole. Le maître du repas qui goûte et ne comprend pas. Et qui fait des reproches au marié qui, non plus, ne sait pas ce qui se passe. Et alors j’ai aimé que seuls les serviteurs sachent d’où vient le vin. Et ce sont eux qui servent. Ainsi donc, le service, voilà le premier signe, quand Dieu fait fête aux hommes.

Dieu de tendresse et d’amour, tu renouvelles sans cesse ton Alliance avec nous. Change notre tristesse en joie, la grisaille quotidienne en jour de fête; que nos mots ordinaires, habités par l’Esprit, deviennent chant de louange, et nous te glorifierons en Jésus-Christ pour les siècles des siècles . Amen!

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