« Une pause par jour » – 6 novembre 2016

J’ai enfoui mon cœur dans un bas de laine

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit “Maître, je savais que tu es un homme dur ; tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a, on lui donnera, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n a rien, on lui enlèvera même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.”

Seigneur,
pardonne-nous d’avoir, souvent, enfoui les trésors de notre cœur dans un bas de laine 
et d’avoir eu peur de prendre des risques.
Nous n’avons pas toujours su aimer à fond,
à pleins poumons.

Te considérant parfois plus comme un Juge sévère, que comme un Père, nous avons observé, méticuleusement, scrupuleusement, tous tes commandements.

Nous avons ainsi, peu à peu, transformé ton Alliance d’Amour en devoirs religieux !
Par excès de prudence et par manque de confiance,
nous avons canalisé et figé la lave incandescente de ta Bonne Nouvelle.

Nous avons, souvent, enfoui les trésors de la foi, de l’espérance et de la charité, dans le maquis des préceptes à observer.
Nous nous sommes même érigés en défenseurs de ta « Vérité », que nous avons confondue avec nos manières de penser !

Nous avons fermé l’accès des portes de ton Royaume à tous ceux qui te cherchent par d’autres chemins culturels que les nôtres.

Nous avons entassé les semences de ta Parole dans la serre de nos clochers l’empêchant ainsi de fructifier hors de nos propres terres cultivées.

Nous avons oublié que les premiers chrétiens ont dû, eux aussi, poussés par l’Esprit, abandonner leur ancienne sécurité, pour risquer ton Evangile, à la croisée des chemins, sur la terre des païens.

Laissez-nous votre commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s