Les capitaux que Dieu préfère
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : “Maître, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.”
Il y a les capitaux financiers,
le capital intellectuel,
les capitaux industriels,
le capital culturel…
Mais y a-t-il un capital du coeur ?
Est-il vrai Seigneur que ce dernier pèse plus lourd dans la banque de ton Royaume?
Il y a les surdoués en affaires,
les surdoués en électronique et en mathématique, les surdoués en sports…
Est-il vrai, Seigneur que tu préfères, surtout, les surdoués du coeur?
Est-il vrai, Seigneur, qu’à tout homme, diplômé des grandes Ecoles ou balayeur du métro, blanc ou noir, pratiquant une religion ou pas, malade ou bien-portant, jeune ou vieux, superstar ou inconnu, citadin ou paysan, tu ne poseras qu’une seule question,au soir de sa vie :
qu’as-tu fait de ton capital d’amour, de cette capacité d’aimer, de cette étincelle de ma propre vie, que je t’avais confiée pour la faire fructifier ?
Pourquoi as-tu enfoui cet amour
qui devait permettre à tes frères
affamés d’amour, assoiffés de justice,
paumés, prisonniers, étrangers,
d’exister, de grandir et d’espérer ?
Seigneur, aide-nous à ne pas enterrer ce trésor, à faire fructifier notre capital d’amour, le seul à ne jamais se dévaluer sur terre et dans ton éternité.