« Une pause par jour » – 4 juin 2016

« Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » – Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 38-44)

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Une générosité absolue

« Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » La solennité du ton attire notre attention. Et de fait, nous trouvons dans ces versets de quoi nourrir notre contemplation du Christ qui ne regarde pas aux apparences (1 S 16), mais discerne le fond des cœurs, met au jour les ­motivations secrètes. Voilà qui peut nous inciter à changer de regard sur nous-mêmes et sur autrui, nous qui nous laissons si ­souvent impressionner par le paraître et ­restons à la surface des choses.

Contemplation du Christ, encore, dans le geste de générosité absolue de cette veuve qui évoque – tout particulièrement à ce stade du récit évangélique où la Passion est proche – la générosité de notre Seigneur Jésus Christ. « Lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa ­pauvreté. » (2Co 8, 9.) Car donner tout ce que l’on a pour vivre, sans rien se réserver, c’est se donner soi-même à celui qui nous a aimés jusqu’à livrer sa propre vie et le reconnaître comme le ­donateur de tout bien. Alors, laissons-nous d’abord toucher par ce Dieu-là, avant de nous demander comment nous lui donnons ­(directement ou à travers notre prochain). Sommes-nous assez aimants et conscients de sa grandeur pour ne pas lui octroyer seulement notre superflu en temps, en pensée, en énergie, etc. ? Sommes-nous assez libres pour lui offrir de notre indigence, et non pas ­uniquement ce qui nous semble digne d’être offert, c’est-à-dire tout notre être avec ses ­fragilités, ses cassures et ses manques ? Avec, surtout, ce manque fondamental lié à notre état de créature qui, si nous consentons à le vivre dans la confiance, comme cette veuve, nous ouvre le cœur à Dieu et à autrui.

Voir comme Jésus

Cette page d’Evangile, Seigneur, est une invitation à te prier, à te demander :

Donne-nous ton regard ! Apprends-nous à regarder comme toi !

Oui, tu ne t’arrêtes pas à l’extérieur, qu’il soit brillant ou non.
Tu vas au cœur de l’homme pour y découvrir le vrai sens de nos gestes.

Méfiez-vous des scribes…

Non pas de tous les scribes, mais de ceux qui attirent les regards sur eux

par leur tenue ou leur comportement (robes solennelles, premières places).

Ceux-là ne recherchent pas la gloire de Dieu,

mais leur gloriole, la satisfaction de leur vanité…

et cela jusque dans la prière : ils affectent de prier longuement…

ils ne se soucient pas des autres ; c’est leurs intérêts qui priment :

ils dévorent les biens des veuves…

ils s’en prennent aux plus faibles.

Ces scribes vaniteux, on les trouve partout, à toutes les époques.

N’en suis-je pas un parfois ?

Viens m’éclairer, Seigneur … et guéris-moi !

 

Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes…

Personne ne l’a remarquée sans doute.

Et puis, qu’est-ce que deux piécettes, deux centimes ?

Pour un regard humain, ce n’est rien.

Que faire avec cela ?

Mais toi, Seigneur, tu dis ton admiration devant cette pauvre veuve.

Tu vois le fond de son cœur, la grandeur de sa foi.

Pour toi, ces deux centimes ont plus de valeur que les gros billets,

car elle a donné non de son superflu, comme les autres,

mais tout ce qu’elle avait pour vivre.

Cette femme te ressemble, Seigneur.

Toi aussi, durant ta vie, tu as tout donné, jusqu’au bout !

Dans l’Eucharistie, tu continues de te donner, entièrement, à chacun.

Viens mettre en nous la foi et l’amour de cette pauvre veuve.

Et viens nous apprendre à voir comme toi :

à ne pas nous arrêter aux apparences, si belles soient-elles,

mais à découvrir les vraies beautés cachées au fond des cœurs.

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