« Une pause par jour » – 25 mars 2016 – Vendredi Saint

« La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire? » – Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 18, 1-11

Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :

«Qui cherchez-vous?»

Ils lui répondirent:

«Jésus le Nazaréen. »

Il leur dit :

« C’est moi, je le suis. »

Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit: «C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau:

«Qui cherchez-vous?»

Ils dirent:

«Jésus le Nazaréen.»

Jésus répondit:

«Je vous l’ai dit: c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir.»

Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : «Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ». Or Simon-Pierre avait une épée; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre:

«Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire?»

 Ta grâce me suffit

«Un homme fort ne frappe jamais. Il a comme arme le raisonnement et le dialogue.» Voilà ce qu’avait dit un père à un de mes frères ayant voulu défendre un plus jeune en se servant de ses poings.
Pierre est brave et courageux. Il veut prendre la défense de Jésus dont il est le disciple et que les soldats viennent saisir à Gethsemani. Il coupe l’oreille d’un soldat. Et Jésus lui fait la leçon. Il lui enjoint de ne pas se servir de son épée et de la replacer dans son étui. On peut voir en celui qui vient de vivre son agonie un homme qui relève le pari de la non-violence. Gardant toute sa dignité, il fait face à ceux qui sont venus le saisir pour le conduire à son procès devant Caïphe, le grand prêtre.
Il ne faut pas se méprendre. Dieu, qui est le Père de Jésus, ne peut pas vouloir sa mort. Surtout pas la mort infligée à un criminel: la crucifixion. Pourrait-il être le bon Dieu s’il en était ainsi? Quel père peut vouloir la mort ignominieuse de son enfant? Ce que le Père voulait, c’est que Jésus, venu révéler et réaliser son projet de salut dans le monde, soit élevé dans la gloire. Et dans l’Évangile selon saint Jean, l’élévation sur la croix est signe de cette entrée dans la gloire. Jésus, accomplissant la volonté du Père que le monde soit sauvé du malheur et accueille la bonne nouvelle de son amour, a accepté d’aller jusqu’au bout (Jean 13, 1). Comment ne pas en rendre grâce?

Méditation :   Faiblesse

Il n’écrase personne

Ni par son intelligence,

Ni par son ambition,

Ni par sa foi si pure.

Il écoute avec respect,

Il révèle ce qui est admirable en chacun.

Il ne s’érige pas en chef incontesté

Devant lequel toute volonté est déposée,

Il éveille la liberté,

Il encourage les décisions.

Il ne se met pas en avant, il prend sa place avec les autres.

Il ne dresse pas le poing, il tend les mains.

Il ne donne pas de conseils, il montre l’exemple.

Il ne hurle pas pour forcer le respect,

Il adresse la parole.

Il n’impose pas un chemin unique,

Il indique une direction.

Il ne lance aucune croisade pour défendre Dieu

Ou la religion ou la morale,

Il sème sans prendre de repos,

Avec patience et dans la discrétion,

Car il connaît l’irrésistible puissance enfouie dans la graine.

Il n’utilise pas les coups

Qu’ils soient mauvais ou qu’ils soient bas,

Pour implanter la vérité,

Il allume la lumière dans la conscience.

Il ne recourt pas à la violence

Pour arriver aux fins justes,

Il se bat avec l’énergie des mots,

Avec le don de sa vie,

Avec la totalité de son temps,

Avec la passion absolue de l’amour.

Il est faible, dites-vous ?

C’est lui, pourtant qui fait tomber les murailles.

C’est lui, pourtant qui fait poser d’autres fondements.

Et dans la faiblesse

Il grandira, il réussira,

Il montera puisqu’il prend le même chemin étroit

Que le Seigneur de la Croix !

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