Lorsque la foi est librement choisie, vécue avec le cœur et non sous la contrainte, la peur ou la culpabilité, de nombreuses études montrent qu’elle est corrélée à un niveau de satisfaction de vie et de bonheur plus élevé.
Cela ne signifie pas que les croyants sont toujours heureux ni que les personnes sans religion le sont moins. La vie apporte à chacun son lot de joies et d’épreuves. En revanche, il semble qu’une foi vécue comme une relation libre et confiante avec Dieu puisse devenir une véritable ressource intérieure.
Pourquoi?
Parce que la foi donne d’abord du sens. En effet, l’être humain supporte beaucoup mieux la souffrance lorsqu’il peut lui donner un sens.
Quand on croit que sa vie s’inscrit dans une histoire plus grande, que les épreuves ne sont pas absurdes, qu’il existe une espérance au-delà de ce que l’on voit, on traverse souvent les difficultés différemment.
Ce n’est pas que la souffrance disparaît mais elle n’est plus vide.
La foi apprend aussi à ne pas porter seul le poids du monde et nos difficultés. Elle invite à faire de son mieux, puis à remettre à Dieu ce qui nous dépasse. Cette confiance ne supprime pas les responsabilités, mais elle peut alléger l’anxiété et le le stress chronique liés au besoin de tout contrôler.
La foi aide donc à relativiser et ce n’est pas de la passivité. C’est une autre manière de porter les responsabilités.
Elle peut également ouvrir à une communauté. Prier avec d’autres personnes, être soutenu dans les moments difficiles, partager les joies comme les peines, se savoir entouré… tout cela nourrit profondément le cœur. Or, les relations humaines de qualité sont l’un des facteurs les plus importants du bien-être.
La foi nourrit aussi l’espérance. L’espérance n’est pas l’optimisme. L’optimisme dit : «Tout va bien se passer. » L’espérance dit : « Même si tout ne se passe pas comme je l’espérais, Dieu peut faire quelque chose de beau. »
Cette nuance change profondément la manière d’affronter les épreuves.
Enfin, une foi authentique encourage des attitudes qui contribuent elles aussi à une vie plus heureuse : la gratitude, le pardon, le service des autres, la prière, l’espérance. Ces habitudes changent peu à peu le regard porté sur soi, sur les autres et sur les événements.
Le plus beau fruit d’une foi vécue avec le cœur, ce n’est pas la promesse d’une vie sans difficultés, mais celle d’une présence qui ne nous abandonne jamais.
Diana Becker (publication FB du 13 07 26)