Les conseils pour suivre Jésus sont nombreux dans les Evangiles.
Cette liturgie nous invite à voyager parmi des extraits bibliques dans lesquels nous sommes invités à accueillir les prophètes, les justes et les petits d’aujourd’hui.
Abbé Fernand Stréber
Première lecture (2 R 4, 8-11.14-16a)
Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. » Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher. Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. »
Évangile (Mt 10, 37-42)
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Homélie
Des soldats allemands faisant partie des jeunesses hitlériennes, ont subi la discipline, l’endoctrinement et la destruction de leur personnalité. Il en a été de même pour ces jeunes qui ont rejoint la Syrie pour combattre aux ordres de l’Etat Islamique ou pour cet homme qui s’applique un cilice autour de la cuisse, par amour – paraît-il – de Jésus.
Combien de sectes, religieuses ou non, ne s’inspirent-elles pas de textes sacrés pour exiger de leurs membres la priorité au gourou ou au grand mufti sur la famille ou les racines. Lire la suite