« Une pause par jour » – 28 février 2026

Première lecture – « Tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu » (Dt 26, 16-19) – Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme. Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix. Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements. Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. » – Parole du Seigneur.

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Homélie – 2ème dimanche de Carême (Année A) – Abbé Fernand Stréber

Grâce à la transfiguration de Jésus, les 3 apôtres sont témoins de ce que sera la résurrection de Jésus :

 une vie lumineuse, resplendissante,

une vie auprès de Dieu,

une vie sans crainte,

une vie qui nous sort de l’espace et du temps.

Ils en sont tellement heureux qu’ils souhaitent rester sur la montagne.

Mais tout cela se prépare dans la vie quotidienne.

Fernand

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,1-9

En ce temps-là,  Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil,  et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie,  qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :« Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Homélie

Dans la vie, la qualité du regard est capitale.

 

Bien avant que son grand garçon ne le lui ait annoncé, sa maman, attentive avait vite fait de deviner que celui‑ci était tombé amoureux.  Depuis plusieurs jours, le regard de son fils était tellement transfiguré qu’elle se doutait bien qu’il avait dû rencontrer une fille.

Un jour, au retour de son travail, cette maman a découvert dans les yeux pétillants de son grand garçon le regard d’un adulte, le regard d’un homme différent d’elle, chargé d’un mystère qu’elle ne pouvait connaître.  Son fils appartenait désormais à quelqu’un d’autre.

Aurais‑je tort de «  banaliser » à ce point la transfiguration de Jésus en osant la comparer au regard transfiguré de ce jeune amoureux ?  A vous de juger ! Lire la suite

« Une pause par jour » – 27 février 2026

S. Grégoire de Narek, abbé et docteur de l’Église

Première lecture – « Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? » (Ez 18, 21-28) – Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant
– oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux
et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. – Parole du Seigneur.

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Réflexion de l’hospitalité diocésaine de Tournai à Lourdes

L’Hospitalité diocésaine de Tournai est un exemple très concret – et parfois très sportif – de la manière dont l’Évangile doit se vivre au sein de notre Église. Car l’Évangile ne se proclame pas seulement à l’ambon ; il se retrousse les manches, il pousse des fauteuils, il rassure une angoisse à 3h du matin et il partage un café tiède avec le sourire.
Quand Jésus nous dit : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25,36), il ne parlait pas d’une visite éclair entre deux notifications de téléphone. Il parlait d’une présence vraie, fidèle, parfois fatiguée… mais toujours habitée par la charité. À Lourdes, dans les TGV, dans les couloirs d’hôtels ou au détour d’un brancard un peu capricieux, l’Hospitalité rend visible cette parole. Et il faut reconnaître que l’on y apprend vite que la sainteté passe aussi par une bonne paire de chaussures confortables !
L’Hospitalité, c’est l’Évangile en action : servir sans chercher la première place, aimer sans compter, porter sans peser. C’est découvrir que celui que l’on croyait aider devient souvent celui qui nous évangélise. Combien de fois un sourire fragile, une parole simple, une confiance lumineuse nous ont-ils rappelé l’essentiel ?
Oui, l’Hospitalité diocésaine de Tournai nous enseigne que l’Église n’est jamais aussi crédible que lorsqu’elle se penche. Elle n’est jamais aussi belle que lorsqu’elle s’agenouille auprès des plus fragiles. Et, entre nous, si le Ciel ressemble un peu à l’ambiance d’un pèlerinage bien vécu – avec ses imprévus, ses éclats de rire et sa fraternité – alors nous avons déjà un petit avant-goût du Royaume.
Servir ainsi, c’est peut-être fatigant pour les bras… mais c’est excellent pour le cœur.
NDLR : Dans notre diocèse Namur/Luxembourg, nous avons aussi une hospitalité qui accompagne les malades ou personnes âgées à Lourdes en septembre. Site internet des pèlerinages namurois ici !
Publication hospitalité diocésaine de Tournai sur leur page Facebook (24 février 2026)

« Une pause par jour » – 26 février 2026

Première lecture – « Je n’ai pas d’autre secours que toi, Seigneur » (Est 4, 17n.p-r.aa.bb.gg.hh (Néovulgate)) – Lecture du livre d’Esther

En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger. Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur,
j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion ; fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. » – Parole du Seigneur.

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