« Une pause par jour » – 4 juin 2023

Sainte Trinité 

Première lecture – « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9) – Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. » – Parole du Seigneur.

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Réflexion à l’occasion de la fête de la Trinité

Dieu. Un nom qui ne dit plus rien à la plupart des hommes et des femmes de ce temps, et notamment des jeunes. Comme venu du passé, des temps les plus lointains. Un Dieu qui serait tout mais ne serait personne. Une sorte de force qui dominerait le monde. Un Dieu utilisé pour faire régner l’ordre : gare au juge suprême. Parfois appelé « bon Dieu », comme pour rectifier. Parfois utilisé et mis à leur service par les pires fanatiques de toutes les religions. Parfois accaparé par certains qui se disent en relation directe. « Nul ne l’a jamais vu », disait de lui Jésus. Un Dieu à toutes les sauces, parce que sans visage.

Mais un jour, vint un homme, dans ce monde, chez nous. Un homme à part entière. A la peau basanée comme les gens de son pays. Aux mains de charpentier, comme un bon ouvrier. Et au cœur grand comme ça. Cet homme avait un nom: il s’appelait Jésus. II avait une famille, des racines, un village. Et un jour, il partit à la rencontre des hommes et des femmes de son temps. Surtout des plus petits, des malades, des rejetés, des pécheurs, des enfants. « Mes frères », disait-il. Et il nous a appris que Dieu avait un nom et qu’il s’appelait Père. Qu’il avait son visage. Un beau visage d’homme.

Et alors, animés du souffle de son Esprit, il nous faudrait, chaque jour, chercher à le trouver chez les hommes et les femmes, nos frères et nos sœurs. Nous le verrions à l’œuvre, relevant, défendant les blessés de la vie, ramenant les exclus, se rangeant du côté de ceux que l’on méprise, de ceux que l’on condamne au nom même de Dieu. Et nous découvririons que Dieu est bien quelqu’un. Qui est toujours pour l’homme, et jamais contre lui. Et qu’il a un visage. Un beau visage de Dieu.

« Une pause par jour » – 3 juin 2023

S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

Première lecture – « Je rendrai gloire à celui qui me donne la Sagesse » (Si 51, 12c-20) – Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Je veux te rendre grâce et te louer, je bénirai le nom du Seigneur. Quand j’étais encore jeune et que je n’avais pas erré çà et là, aux yeux de tous j’ai cherché la Sagesse dans ma prière. Devant le Temple, je priais pour la recevoir, et jusqu’au bout je la rechercherai. Depuis la fleur jusqu’à la maturité de la grappe, elle a été la joie de mon cœur. Mon pied s’est avancé sur le droit chemin ; depuis ma jeunesse, je marchais sur ses traces. Il m’a suffi de tendre un peu l’oreille pour la recevoir, et j’y ai trouvé de grandes leçons. Grâce à elle, j’ai progressé ; je rendrai gloire à celui qui me donne la Sagesse. J’ai résolu de la mettre en pratique, ardemment j’ai désiré le bien,
et jamais je n’aurai à le regretter. Pour elle, j’ai vaillamment combattu, j’ai mis, à pratiquer la Loi, beaucoup d’exactitude. J’ai levé mes mains vers le ciel, j’ai déploré de la connaître si mal. J’ai dirigé mon âme vers elle, c’est dans la pureté que je l’ai trouvée. Avec elle, dès le commencement, j’ai trouvé l’intelligence, c’est pourquoi je ne serai jamais abandonné. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 2 juin 2023

S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

Première lecture – Nos ancêtres furent des hommes de miséricorde ; et leur nom reste vivant pour toutes les générations (Si 44, 1.9-13) – Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Faisons l’éloge de ces hommes glorieux qui sont nos ancêtres. Il y en a d’autres dont le souvenir s’est perdu ; ils sont morts, et c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, c’est comme s’ils n’étaient jamais nés, et de même leurs enfants après eux. Il n’en est pas ainsi des hommes de miséricorde, leurs œuvres de justice n’ont pas été oubliées. Avec leur postérité se maintiendra le bel héritage que sont leurs descendants. Leur postérité a persévéré dans les lois de l’Alliance, leurs enfants y sont restés fidèles grâce à eux. Leur descendance subsistera toujours, jamais leur gloire ne sera effacée. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 1er juin 2023

S. Justin, martyr

Première lecture – « La gloire du Seigneur rayonne dans toute son œuvre » (Si 42, 15-25) – Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Je vais rappeler les œuvres du Seigneur. Ce que j’ai vu, je vais le raconter : c’est par sa parole que le Seigneur a réalisé ses œuvres, tel fut son décret par sa bénédiction.
Comme le soleil, dans son éclat, regarde chaque chose, ainsi la gloire du Seigneur rayonne dans toute son œuvre. Il est impossible aux anges, les saints du Seigneur, de décrire toutes les merveilles que le Seigneur souverain de l’univers fit inébranlables
pour que l’univers soit affermi dans sa gloire. Le Seigneur a scruté les abîmes et les cœurs, il a discerné leurs subtilités. Car le Très-Haut possède toute connaissance, il a observé les signes des temps, faisant connaître le passé et l’avenir, et dévoilant les traces des choses cachées. Aucune pensée ne lui a échappé, pas une parole ne lui a été cachée. Il a organisé les chefs-d’œuvre de sa sagesse, lui qui existe depuis toujours et pour toujours ; rien n’y fut ajouté ni retranché : il n’a eu besoin d’aucun conseiller. Comme toutes ses œuvres sont attirantes, jusqu’à la plus petite étincelle qu’on peut apercevoir ! Tout cela vit et demeure à jamais, remplit son office et lui obéit. Tout va par deux, l’un correspond à l’autre, il n’a rien fait de défectueux, il a confirmé l’excellence d’une chose par l’autre ; qui se rassasierait de contempler sa gloire ? – Parole du Seigneur.

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