Billet de l’abbé Van Vynckt

Au moment du décès de Monseigneur Jacques Gaillot, le mercredi après Pâques, à l’âge de 87 ans, je suis allé relire un petit livre de lui, rapportant différentes expériences vécues. Celle-ci raconte qu’un beau jour, il était parti en ayant oublié son parapluie. Quand il sort d’une gare, il pleut averse : une drache incroyable !

Un homme vient auprès de lui et lui dit : – Voulez-vous mon imperméable ? Son imperméable, non ! Si je l’ai, il n’en aura plus !– Un grand merci, monsieur ! Mais vous en avez autant besoin que moi.

Tout d’un coup, je suis un peu malheureux. Mais pour peu de temps. Arrive près de moi, une femme avec un beau sourire :– Monseigneur, venez sous mon parapluie ! Je vous conduirai où vous désirez aller !

Cette fois, je ne peux refuser. Un parapluie, cela se partage. C’est un peu comme une tente pour se mettre à l’abri. Alors, me voilà au bras de cette femme qui veut m’aider.

Mais pensez ! Un évêque au bras d’une femme, cela peut faire jaser !

– Savez-vous que la femme qui partage son parapluie est une musulmane ?

Et l’évêque de penser : « Voilà une bien étonnante promenade. Nous nous retrouvons sous la tente de notre ancêtre à tous deux : Abraham ». Comme j’ai bien fait de ne pas prendre mon parapluie.  Et Jacques Gaillot de conclure son texte ainsi :« Quand on est en manque, on a besoin des autres. Quand on est démuni, on accepte d’être aidé. Il m’est souvent arrivé de n’avoir besoin de rien. Je courais le risque de n’avoir besoin de personne… donc d’être pris dans l’engrenage qui enferme et à la longue déshumanise. Dans une société où l’on a tout ce qu’il faut, on crève de solitude. »

N’est-ce pas bien vrai ?

Un tout grand merci à vous, Jacques Gaillot, de vous avoir ouvert une voie : une voie d’Evangile qui nous redit que nous sommes tous capables d’être frères de nos frères, à commencer par ceux qui en ont le plus besoin.

Bernard Van Vynckt

Newsletter été 2023 RCF (Radio chrétienne francophone)

« Une pause par jour » – 7 juin 2023

Première lecture – « La prière de l’un et de l’autre fut portée en présence de la gloire de Dieu où elle fut entendue » (Tb 3, 1-11.16-17a) – Lecture du livre de Tobie

En ces jours-là, la mort dans l’âme, moi, Tobith, je gémissais et je pleurais ; puis, au milieu de mes gémissements, je commençai à prier : « Tu es juste, Seigneur, toutes tes œuvres sont justes, tous tes chemins, miséricorde et vérité ; c’est toi qui juges le monde. Et maintenant, Seigneur, souviens-toi de moi et regarde : ne me punis pas pour mes péchés, mes égarements, ni pour ceux de mes pères, qui ont péché devant toi et refusé d’entendre tes commandements. Tu nous as livrés au pillage, à la déportation et à la mort, pour être la fable, la risée, le sarcasme de toutes les nations où tu nous as disséminés. Et maintenant encore, ils sont vrais les nombreux jugements que tu portes contre moi, pour mes péchés et ceux de mes pères, car nous n’avons pas pratiqué tes commandements ni marché dans la vérité devant toi. Et maintenant, agis avec moi comme il te plaira, ordonne que mon souffle me soit repris,
pour que je disparaisse de la face de la terre et devienne, moi-même, terre. Pour moi, mieux vaut mourir que vivre, car j’ai entendu des insultes mensongères, et je suis accablé de tristesse. Seigneur, ordonne que je sois délivré de cette adversité, laisse- moi partir au séjour éternel, et ne détourne pas de moi ta face, Seigneur. Car, pour moi, mieux vaut mourir que connaître tant d’adversités à longueur de vie. Ainsi, je n’aurai plus à entendre de telles insultes. » Or ce jour-là, Sarra, la fille de Ragouël d’Ecbatane en Médie, se fit, elle aussi, insulter par une jeune servante de son père : elle avait été mariée sept fois, et Asmodée, le pire des démons, tuait les maris avant qu’ils ne se soient approchés d’elle. Donc, la servante dit à Sarra : « C’est toi qui as tué tes maris ! En voilà déjà sept à qui tu as été donnée en mariage, et d’aucun d’entre eux tu n’as porté le nom. Pourquoi nous fouetter, sous prétexte que tes maris sont morts ? Va les rejoindre : puissions-nous ne jamais voir de toi un fils ni une fille ! » Ce jour-là, Sarra, la mort dans l’âme, se mit à pleurer. Et elle monta dans la chambre haute de la maison de son père avec l’intention de se pendre. Mais, à la réflexion, elle se dit : « Eh bien, non ! On irait insulter mon père et lui dire : “Tu n’avais qu’une fille, une fille très aimée, et elle s’est pendue à cause de ses malheurs !” Je ferais ainsi descendre mon vieux père plein de tristesse au séjour des morts. Mieux vaut pour moi ne pas me pendre, mais supplier le Seigneur de me faire mourir, pour que je n’aie plus à entendre de telles insultes à longueur de vie. » À l’instant même, elle étendit les mains vers la fenêtre et fit cette prière : « Béni sois-tu, Dieu de miséricorde ; béni soit ton nom pour les siècles ; que toutes tes œuvres te bénissent à jamais ! » À cet instant précis, la prière de l’un et de l’autre fut portée en présence de la gloire de Dieu où elle fut entendue. Et Raphaël fut envoyé pour les guérir tous deux : à Tobith pour enlever le voile blanchâtre qui couvrait ses yeux afin que, de ses yeux, il voie la lumière de Dieu, et à Sarra, fille de Ragouël, pour la donner en mariage à Tobie, fils de Tobith, et expulser d’elle Asmodée, le pire des démons ; en effet c’est à Tobie que revenait le droit de l’épouser plutôt qu’à tous ses prétendants. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 6 juin 2023

S. Norbert, évêque

Première lecture – « Je finis par devenir complètement aveugle » (Tb 2, 9-14) – Lecture du livre de Tobie

Cette nuit-là, lors de la fête de la Pentecôte, après avoir enterré un mort, moi, Tobith, je pris un bain, puis j’entrai dans la cour de ma maison et je m’étendis contre le mur de la cour, le visage découvert à cause de la chaleur. Je ne m’aperçus pas qu’il y avait des moineaux dans le mur, au-dessus de moi, et leur fiente me tomba toute chaude dans les yeux et provoqua des leucomes. Je me rendis chez les médecins pour être soigné,
mais plus ils m’appliquaient leurs baumes, plus ce voile blanchâtre m’empêchait de voir, et je finis par devenir complètement aveugle : je restai privé de la vue durant quatre ans. Tous mes frères s’apitoyaient sur mon sort, et Ahikar pourvut à mes besoins pendant deux ans jusqu’à son départ pour l’Élymaïde. Pendant ce temps-là, ma femme Anna, pour gagner sa vie, exécutait des travaux d’ouvrière, qu’elle livrait à ses patrons, et ceux-ci lui réglaient son salaire. Or, le sept du mois de Dystros, elle acheva une pièce de tissu et l’envoya à ses patrons ; ils lui réglèrent tout ce qu’ils lui devaient et, pour un repas de fête, ils lui offrirent un chevreau pris à sa mère. Arrivé chez moi, le chevreau se mit à bêler. J’appelai ma femme et lui dis : « D’où vient ce chevreau ? N’aurait-il pas été volé ? Rends-le à ses propriétaires. Car nous ne sommes pas autorisés à manger quoi que ce soit de volé ! » Elle me dit : « Mais c’est un cadeau qu’on m’a donné en plus de mon salaire ! » Je refusai de la croire, je lui dis de rendre l’animal à ses propriétaires, et je me fâchai contre ma femme à cause de cela. Alors elle me répliqua : « Qu’en est-il donc de tes aumônes ? Qu’en est-il de tes bonnes œuvres ? On voit bien maintenant ce qu’elles signifient ! » – Parole du Seigneur.

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« Bouturons nos arbres et arbustes » : une activité proposée par l’ACRF

Bouturons nos arbres et arbustes !

avec Françoise Hendrickx, L licenciée en sciences psychologiques et pédagogiques et en sciences de l’environnement

Planter des haies. Certainement ! Et aussi les bouturer !

Maillages écologiques très précieux, les haies assurent gîte d’étape et couvert pour la vie des oiseaux et d’innombrables mammifères, insectes, plantes, … elles contribuent à la saine qualité de l’environnement.

Protégeant les sols contre les excès de vent, elles les aident à absorber les fortes pluies et atténuent les sécheresses, Elles offrent des solutions économiques et climatiques pour nos terres, nos pâtures et nos zones habitations.

Hier, les haies assuraient biomasse, bois de chauffage, bois d’œuvre et ressources alimentaires et fourragères. Aujourd’hui, conscients de leurs nombreux services et des dégradations de la biodiversité, des filières économiques se recréent et les manières de gérer nos territoires évoluent.

Aussi, on vous proposera d’apprendre à bouturer des arbres et arbustes en complément de plantations en racines nues. Cette technique est plus « low tech », puisque sans tranchée, ni fosse et ni bêche. Un geste facile et fort, accessible à tous, simples citoyens et partenaires solidaires, à faire chez soi ou ailleurs, entre novembre et février, hors période de gel.

SAMEDI 17 JUIN 2023 à 14h

Entrée gratuite

à la Maison de Village

Rue des Ecoles, 31 6929 Gembes

Bienvenue à toutes et tous !

Infos et inscriptions

Bibliothèque de Daverdisse : 061/53 01 91 bibliotheque@daverdisse.be

Joëlle Stuerebaut 0491/15 32 47 joellestuerebaut@acrf.be

« Une pause par jour » – 5 juin 2023

S. Boniface, évêque et martyr

Première lecture – « Moi, Tobith, j’ai marché dans les voies de la vérité » (Tb 1, 3 ; 2, 1b- 8) – Lecture du livre de Tobie

Moi, Tobith, j’ai marché dans les voies de la vérité et j’ai fait ce qui est juste tous les jours de ma vie ; j’ai fait beaucoup d’aumônes à mes frères et aux gens de ma nation qui avaient été emmenés captifs avec moi au pays des Assyriens, à Ninive. Lors de notre fête de la Pentecôte, qui est la sainte fête des Semaines, on me prépara un bon repas et je m’étendis pour le prendre. On plaça devant moi une table et on me servit quantité de petits plats. Alors je dis à mon fils Tobie : « Va, mon enfant, essaie de trouver parmi nos frères déportés à Ninive un pauvre qui se souvienne de Dieu de tout son cœur ; amène-le pour qu’il partage mon repas. Moi, mon enfant, j’attendrai que tu sois de retour. » Tobie partit chercher un pauvre parmi nos frères. À son retour, il dit : « Père ! – Qu’y a- t-il, mon enfant ? – Père, quelqu’un de notre nation a été assassiné ; il a été jeté sur la place publique, il vient d’y être étranglé. » Laissant là mon repas avant même d’y avoir touché, je me précipitai, j’enlevai de la place le cadavre que je déposai dans une dépendance en attendant le coucher du soleil pour l’enterrer. À mon retour, je pris un bain et je mangeai mon pain dans le deuil, en me rappelant la parole que le prophète Amos avait dite sur Béthel : « Vos fêtes se changeront en deuil, et tous vos chants en lamentation. » Et je me mis à pleurer. Puis, quand le soleil fut couché, je partis creuser une tombe pour enterrer le mort. Mes voisins se moquaient de moi : « N’a-t-il donc plus peur ? disaient- ils. On l’a déjà recherché pour le tuer à cause de cette manière d’agir, et il a dû s’enfuir. Et voilà qu’il recommence à enterrer les morts ! » – Parole du Seigneur.

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