« Une pause par jour » – 31 août 2026

Première lecture – « Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1 Co 2, 1-5) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse,
craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 30 août 2026

Première lecture – « La parole du Seigneur attire sur moi l’insulte » (Jr 20, 7-9) – Lecture du livre du prophète Jérémie

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 29 août 2026

Martyre de S. Jean Baptiste

Première lecture – « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » (1 Co 1, 26-31) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi,
pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. Ainsi, comme il est écrit :
Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur. – Parole du Seigneur.

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Homélie – 22ème dimanche Temps ordinaire Année A – Abbé Fernand Stréber

La liturgie de ce week-end va nous parler de croix et de souffrance : le prophète Jérémie tout d’abord qui n’en peut plus d’être objet de railleries et de moqueries,

Jésus ensuite qui dit à ses disciples de renoncer à eux-mêmes et de porter leur croix.

Mais le psalmiste chante : « Mon âme a soif de toi Seigneur mon Dieu.  Tu es venu à mon secours et ta main droite me soutient ».

Gardons confiance en ce Dieu qui nous porte dans ses bras, quelles que soient nos peines et nos souffrances.

Et souvenons-nous que, soulevées par tous, nos croix deviennent un fardeau plus léger et plus facile à porter. Abbé Fernand Stréber 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 16,21-27)

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Homélie  (version longue)

Jésus venait de demander à ses apôtres comment ils le percevaient et Pierre avait répondu : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »  Jésus l’a chaleureusement félicité.  C’est le texte d’évangile proclamé la semaine dernière.

 Aujourd’hui, Jésus veut préciser aux apôtres ce que signifie le mot « Christ ».  Il parle de souffrance, de croix, de renoncement.  Cà n’a rien à voir avec la douleur contre laquelle Jésus a lutté toute sa vie.  Pourtant, Pierre n’a guère envie d’entendre ce genre de discours.  Il n’a pas envie de voir son maître aller à l’échec.  En effet, quand Jésus parle de croix, Pierre sait ce qu’est cet instrument de supplice utilisé par les Romains pour exécuter les condamnés à mort, autrement dit ceux qui ont raté leur vie.  Comme Pierre, je ne suis pas favorable à l’idée de voir mes amis traverser la douleur.  Il est donc utile de distinguer « souffrance » et « douleur ».  La douleur est à combattre tandis qu’il est possible de choisir la souffrance par amour ou pour se surpasser, atteindre un but, un plus-être.  Exemple : la maman qui se surpasse jusqu’à s’oublier elle-même pour le bien-être de ses enfants ; l’athlète, l’étudiant qui donnent le maximum pour atteindre l’objectif qu’ils se sont fixé suite à une préparation intense pendant laquelle il ont choisi de renoncer aux multiples sollicitations.  Lire la suite →

« Une pause par jour » – 28 août 2026

S. Augustin, évêque et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs. Mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 17-25) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu. L’Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents, je la rejetterai. Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ? Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile. Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié,
scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. – Parole du Seigneur.

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