« Une pause par jour » – 16 mai 2026

Première lecture – « Apollos démontrait par les Écritures que le Christ, c’est Jésus » (Ac 18, 23-28) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean le Baptiste. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquila l’entendirent,
ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu. En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus. – Parole du Seigneur.

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Homélie – 7ème dimanche de Pâques (Année A) – Abbé Fernand Stréber

La prière de Jésus est une invitation adressée à ses disciples à connaître Dieu dans son intimité.

Nous sommes donc invités à devenir des familiers de Dieu jusqu’à pouvoir lui dire à notre tour « Abba », « papa ».

Le style adopté pour cette homélie tient compte de l’assemblée occasionnelle à laquelle je m’adresserai à Nassogne ce dimanche à l’occasion des remuages de St Monon et de la procession qui nous conduira de la collégiale à la chapelle (endroit où st Monon aurait été assassiné au 7° siècle.)

Abbé Fernand Stréber

Première lecture (Ac 1, 12-14)

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem  depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,  – la distance de marche ne dépasse pas  ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute  où ils se tenaient habituellement ;  c’était Pierre, Jean, Jacques et André,  Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,  Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,  avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,  et avec ses frères.

ÉVANGILE  (Jn 17, 1b-11a)

En ce temps-là,  Jésus leva les yeux au ciel et dit :  « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,  il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,  et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,  de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom  aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.  Ils étaient à toi, tu me les as donnés,  et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu  que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :  ils les ont reçues,  ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,  et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ;  ce n’est pas pour le monde que je prie,  mais pour ceux que tu m’as donnés,  car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi,  et ce qui est à toi est à moi ;  et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ;  eux, ils sont dans le monde,  et moi, je viens vers toi. »

Homélie

Quand j’ai lu l’Evangile d’aujourd’hui, qui est une partie d’une longue prière de Jésus, j’ai compté le nombre de fois que le verbe « DONNER » était employé  : 10 fois.

Cela m’a fait penser à cette scène qui se passe dans une campagne.  François, un cultivateur, invite son voisin à contempler la beauté de son champ de colza.

– Regarde mon colza.  C’est le plus beau et mon ray-grass à côté, c’est le plus joli.

– Oui, répond l’autre agriculteur revenant du pèlerinage de Saint Monon mais n’oublie pas que tout cela c’est un DON du créateur.

Sans rien dire, François emmène son interlocuteur auprès d’un terrain fangeux de la forêt communale de Nassogne et lui dit :

– Regarde : voilà ce qui se passe quand on laisse le bon Dieu cultiver tout seul.

Que conclure sinon que toute la création est à la fois 100 % DON de Dieu et 100% travail de l’être humain. Lire la suite

« Une pause par jour » – 15 mai 2026

Première lecture – « Dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux » (Ac 18, 9-18) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. » Paul y séjourna un an et demi et il enseignait parmi les Corinthiens la parole de Dieu. Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal, en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. » Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit. Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. » Et il les chassa du tribunal. Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent. Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquilas. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin. – Parole du Seigneur.

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Texte sur le deuil

Si le deuil avait un visage,
je crois qu’il ne ressemblerait pas seulement à la tristesse.
Il aurait quelque chose de profondément humain.
Quelque chose qu’on reconnaît sans même avoir besoin de mots.
Il aurait les traits tirés des nuits où l’on pense trop,
les yeux fatigués de retenir des larmes devant les autres,
et ce regard perdu qui cherche encore quelqu’un qui ne reviendra plus.
Le deuil, ce n’est pas seulement perdre une personne.
C’est apprendre à vivre avec son absence dans tous les endroits où elle existait encore.
Dans les habitudes.
Dans les souvenirs.
Dans une odeur, une chanson, une date sur un calendrier.
Si le deuil avait un visage,
il apparaîtrait dans ces moments très simples que personne ne voit.
Quand on prend son téléphone avant de se rappeler qu’on ne peut plus appeler.
Quand quelque chose de beau arrive et qu’on pense immédiatement à cette personne.
Quand le monde continue d’avancer normalement alors qu’à l’intérieur, tout semble arrêté.
Il aurait aussi le visage du manque.
Pas seulement le manque d’une présence,
mais le manque d’une voix, d’un rire, d’une façon d’être aimé.
Parce qu’au fond, le deuil est le prix silencieux de l’amour.
On souffre autant que l’on a aimé.
Et pourtant, avec le temps, son visage changerait doucement.
La douleur brutale laisserait place à quelque chose de plus calme.
Pas une absence de peine, non.
Plutôt une manière différente de porter l’amour.
On apprendrait à sourire en repensant à certains souvenirs,
sans que les larmes arrivent immédiatement derrière.
On comprendrait que certaines personnes ne quittent jamais vraiment notre vie.
Elles continuent d’exister dans nos gestes, dans nos pensées, dans ce qu’elles ont laissé en nous.
Si le deuil avait un visage,
il serait sans doute celui d’un amour qui cherche encore sa place après la perte.
Un visage fragile, parfois brisé, parfois apaisé…
mais toujours profondément vivant
Charlotte Cellier

(Facebook) 

« Une pause par jour » – 14 mai 2026

Fête de l’Ascension
Première lecture – « Tandis que les Apotres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,
après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » – Parole du Seigneur.

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