« Une pause par jour » – 28 avril 2021

S. Pierre Chanel, prêtre et martyr – S. Louis-Marie Grignon de Montfort, prêtre

Première lecture – « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul » (Ac 12, 24 – 13, 5) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, la parole de Dieu était féconde et se multipliait. Barnabé et Saul, une fois leur service accompli en faveur de Jérusalem, s’en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc. Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche
des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Eux donc, envoyés par le Saint- Esprit, descendirent à Séleucie
et de là s’embarquèrent pour Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean- Marc comme auxiliaire. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 27 avril 2021

Première lecture – « Certains s’adressaient aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle » (Ac 11, 19-26) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs. Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem,
et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ». – Parole du Seigneur.

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La pastorale du comptoir « à la découpe »

  • Monsieur…vous désirez ?
  • Une tranche de pâté de campagne, s’il vous plaît, Madame.

Tel fut le début d’un très beau moment de dialogue que j’eus, il y a quelques jours, avec la préposée au comptoir « à la découpe » d’une grande surface. En ce temps de confinement, la clientèle était fortement réduite et ne se pressait pas pour faire ses achats, laissant ainsi du temps libre aux vendeuses pour dialoguer un moment avec celui qui se présentait devant la gamme des produits frais et appétissants.

Mais cette fois, l’échange ne porta pas sur l’origine et la qualité des produits en vente. Après un bref coup d’œil à mon pull, la dame s’adressa à son jeune collègue à côté d’elle et, pour bien le charrier et surtout ne pas dévoiler directement les questions qu’elle se posait, l’invita à se confesser à moi ! En effet, ayant vu la petite croix diaconale clipsée à mon vêtement, et pensant que j’étais prêtre, elle trouvait ainsi le moyen d’en savoir un peu plus sur cette croix bizarre que je portais discrètement et ainsi engager la conversation sur ce sujet devenu délicat et de plus en plus « tabou » : l’Église.  Je m’empressai aussitôt de ne pas la laisser dans la confusion et lui annonçai que je ne pourrais pas entendre son collègue en confession, n’étant pas prêtre mais diacre !

  • Ah bon ! Et qu’est-ce que c’est alors… un diacre ?

Ainsi débuta un long échange sur l’Église à laquelle j’appartiens, le rôle merveilleux que j’y remplis, les multiples missions qui me sont confiées, ce qui fait la différence entre un prêtre et un diacre,  et toute une série de points qui commençaient à passionner ma chère vendeuse et son collègue sans taire la joie qui était la mienne depuis bien longtemps de vivre tout cela pour Quelqu’un qui, bien que je sois marié, père et grand-père, tient la première place dans ma vie, dans mon cœur,… le Bon Dieu !

Dès ce moment, sa mémoire lui rappela qu’il y a quelques années, ses grands-parents, très croyants et pratiquants, lui parlaient ouvertement avec cœur de leur foi et de leurs contacts avec le clergé local. Tout cela était bien loin pour elle mais quels beaux et bons souvenirs, je venais de réveiller en elle. Son jeune collègue, lui, ouvrait des yeux plutôt ahuris d’être ainsi associé à une discussion impensable en un tel lieu et à notre époque devenue si étrangère à ce domaine réservé… à la sphère (très) privée et personnelle de chaque individu. Mais la paix et la joie du témoignage réciproque nous mettaient tous trois dans une sympathique  « bulle » devenue « essentielle » dans un climat général de morosité et de craintes enveloppant de plus en plus notre société « covidienne » !

Dans quelques jours, je rendrai grâce au Seigneur de m’avoir appelé, il y a 27 ans, à Le servir dans ce beau ministère du diaconat. Tout au long de ces 27 années, ma petite croix diaconale toujours portée, m’a donné de multiples occasions de faire des rencontres merveilleuses et riches. Que ce soit en pleine rue alors que je me déplaçais, au restaurant avec mon épouse ou au volant de ma voiture lors d’un contrôle policier, les personnes rencontrées dans ces occasions avaient soif de pouvoir parler de ce qui était au plus profond de leur cœur mais dont ils ne pouvaient ou craignaient de ne pouvoir parler avec quelqu’un. Si le signe distinctif que je portais leur donnait alors cette occasion d’échanger en toute confiance, il m’apportait à moi une très grande joie de pouvoir répondre aux questionnements parfois lourds de bien des gens.

Depuis le début de ma mission diaconale, une maxime a toujours orienté ma vie pastorale : « Ne parle de Dieu que si l’on t’interroge, mais vis de manière à ce qu’on te questionne ! » .

Ce moment vécu face au comptoir « à la découpe » m’a fait réfléchir quant à la manière de rendre visible le Christ qui nous fait vivre et aux signes clairs qui vont nous conduire à pouvoir ou à  devoir témoigner de notre Foi et de notre Espérance.
Certes, il y a bien des façons de témoigner, mais il est souvent malaisé d’engager une conversation sur le sujet et il est bon de se donner des outils de contact. Bien sûr des risques d’agressivité, de rejet,… il y en a, mais personnellement je n’ai jamais dû faire face à des individus agressifs ou médisants. La franchise est appréciée et que de dialogues riches, constructifs ou éclairants ont été vécus avec des athées ou des membres d’autres religions ! « N’ayez pas peur ! » nous a rappelé Saint Jean-Paul II lors de sa première apparition au balcon de Saint Pierre à Rome.

 

Si donc en ce temps de confinement, d’interdictions multiples de vivre notre foi en Église, dans nos églises, allons sur les places et ne craignons pas de parler à voix haute. Même au travers des masques et avec distanciation, ne nous taisons pas. Et si les places publiques nous sont aussi défendues, et bien alors… allons au comptoir « à la découpe » !!!

Xavier de Voghel, Diacre

Merci à Xavier pour ce joli témoignage ! 🙂 

« Une pause par jour » – 26 avril 2021

Première lecture – « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » (Ac 11, 1-18) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
« J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.” Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même,
devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa
pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole,
l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » – Parole du Seigneur.

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