« Une pause par jour » – 26 août 2024

Première lecture – « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui » (2 Th 1, 1-5.11b-12) – Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Frères, à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, et c’est bien de le faire, étant donné les grands progrès de votre foi, et l’amour croissant que tous et chacun, vous avez les uns pour les autres. C’est pourquoi nous-mêmes sommes fiers de vous au milieu des Églises de Dieu, à cause de votre endurance et de votre foi dans toutes les persécutions et les détresses que vous supportez. Il y a là un signe du juste jugement de Dieu ; ainsi vous deviendrez dignes de son Royaume pour lequel vous souffrez. Que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ. – Parole du Seigneur.

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Commentaire 2ème lecture de ce dimanche par l’abbé Olivier Fröhlich

« Femmes, soyez soumises à vos maris. »
Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’apôtre Paul !
C’est évidemment inaudible aujourd’hui, on est bien d’accord…
C’est le même Paul qui pourtant prône l’égalité hommes-femmes quand il écrit : « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus » (Galates 3,28). Il refuse donc toute discrimination fondée sur la religion, la race, le statut social ou le sexe. Le baptême, dit-il, nous rend tous égaux dans la foi.
Paul cependant reste paradoxal. Il prône l’égalité dans la foi mais reste prisonnier des catégories sociales de son époque : il ne condamne pas l’esclavage, mais invite le maître à considérer son esclave comme un frère ; il trouve normale la primauté du mari au sein de la famille…
Ceci dit, Paul consacre 3 versets seulement aux obligations de la femme et 8 aux devoirs du mari… Serait-ce parce que celui-ci respecte moins ses obligations ? Ou que Paul veut insister sur ses responsabilités ?
Concernant les recommandations faites aux femmes, le mot de « soumission » pourrait se traduire plus justement par « accepter l’autorité », accepter le statut de l’homme comme chef de famille, accepter son statut social. Il ne s’agit pas pour autant de faire tous ses caprices…
Les hommes, eux, ont un impératif fort : ils doivent aimer leur femme « à l’exemple du Christ » – et le Christ est celui qui donne sa vie pour ceux qu’il aime. Le mari doit donc donner sa vie pour sa femme.
C’est vrai, Paul ne conteste pas le rôle de primauté de l’homme dans le couple, mais cette autorité doit devenir une primauté d’amour : le mari doit se comporter comme le Christ, il doit aimer sa femme, lui donner le meilleur de lui-même.
Paul, certes, reste pour une part enfermé dans les catégories sociales de son époque, mais il dessine une vraie réciprocité entre homme et femme au sein du couple, où chacun a des devoirs envers l’autre. En cela au moins, il peut encore nous interpeller aujourd’hui.
🗒️ Commentaire de la 2e lecture de ce dimanche : Lettre aux Éphésiens 5,21-32
Publication Facebook Abbé Olivier Fröhlich, vicaire général du diocèse de Tournai

« Une pause par jour » – 25 août 2024

Première lecture – « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b) – Lecture du livre de Josué

En ces jours-là, Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ; puis il appela les anciens d’Israël, avec les chefs, les juges et les scribes ; ils se présentèrent devant Dieu. Josué dit alors à tout le peuple : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, 
choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.  Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. » Le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux ! C’est le Seigneur notre Dieu 
qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ; c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 24 août 2024

Saint Barthélémy, apôtre

Première lecture – « Les fondations portaient les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau » (Ap 21, 9b-14) – Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau. » En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. – Parole du Seigneur.

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Homélie 21ème dimanche temps ordinaire Année B – Abbé Fernand Stréber

Évangile  (Jn 6,60-69)

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet.  Il leur dit :  « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !…  C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien.  Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta :  « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons,  et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Homélie

A qui irions-nous?

         Depuis 5 semaines nous entendons l’évangéliste Jean relatant le discours de Jésus sur le pain de vie.  Ce discours s’achève de manière abrupte.  Au début, il y a eu l’enthousiasme de la foule devant le miracle du pain multiplié.  Ensuite, cette foule a trouvé scandaleuse la prétention de Jésus s’affirmant être « le pain de vie venu du ciel. »  Maintenant, ce sont ses disciples qui reculent, effrayés.  « A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. « (Jn 6,66)  .  Alors Jésus demande aux 12 apôtres : « Voulez vous partir, vous aussi »? (Jn 6,67).  Lire la suite →