Prière pour la veillée pascale

Voici la nuit où tout a basculé.
Tout était fini,
Tout recommence,
Mais en mieux.
La mort a perdu sa guerre,
La Vie a tout gagné
Et nous aussi.
Dans le tombeau se terraient nos douleurs,
Un vent frais a tout balayé.
Où est-Il, Celui que l’Amour a transfiguré ?
Il n’est pas ici, Il est devant,
Il nous attend :
Tant d’hommes ont le droit de savoir
Ce que Dieu a fait pour eux cette nuit.

Eric Julien

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« Une pause par jour » – 18 avril 2025

Première lecture – « C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé » (Is 52, 13 – 53, 12) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. – Parole du Seigneur.

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Prières pour le vendredi Saint !

J’ai tout remis entre Tes mains 
Ce qui m’accable et qui me peine,
Ce qui m’angoisse et qui me gêne,
Et le souci du lendemain.
J’ai tout remis entre Tes mains.

J’ai tout remis entre Tes mains 
Le lourd fardeau traîné naguère,
Ce que je pleure, ce que j’espère,
Et le pourquoi de mon destin.
J’ai tout remis entre Tes mains.

J’ai tout remis entre Tes mains
Que ce soit la joie, la tristesse,
La pauvreté, la richesse,
Et tout ce qu’à ce jour j’ai craint.
J’ai tout remis entre Tes mains.

J’ai tout remis entre Tes mains
Que ce soit la mort ou la vie,
La santé ou la maladie,
Le commencement ou la fin.
J’ai tout remis entre Tes mains.

Marie Henrioud

Te voici

Te voici, Jésus, notre Seigneur et notre Dieu,
Les bras tout grand ouverts pour annoncer aux habitants de la terre
 » Voyez, il y a de la place pour tous dans l’Amour de votre Père qui est aux cieux ! « 

Te voici, Christ, notre Seigneur et notre Dieu,
Les bras tout grand ouverts pour dire aux habitants de la terre 
 » Venez ! suivez-moi ! Rien ne pourra nous arrêter sur le chemin.
Car de mes bras en croix j’écarterai le mal et la mort 
et je vous conduirai à travers l’étroit passage, jusqu’à la vie qui ne finit pas ! « 

Nous voici, Jésus-Christ, à genoux devant toi,
pour te regarder et te dire
« Merci à toi, notre Seigneur et notre Dieu »

« Une pause par jour » – 17 avril 2025

Première lecture – Prescriptions concernant le repas pascal (Ex 12, 1-8.11-14) – Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. » – Parole du Seigneur.

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Prières pour le jeudi Saint !

Tu as donné Ta vie, comme du pain posé sur la table, mis en morceaux et distribué
Pour que chacun, tendant la main et le cœur, puisse en recevoir et s’en nourrir.

Tu as donné Ta vie, comme du vin versé dans la coupe et offert
Pour que chacun, tendant les lèvres et le cœur, puisse en prendre et s’en réjouir.

Tu as tout livré, Seigneur Jésus,
Et dans Ta vie donnée comme du pain, comme du vin,
Le monde entier peut goûter l’amour de Dieu multiplié sans compter pour tous les enfants de la terre !

Nous voici Seigneur, tendant vers Toi nos mains et nos cœurs !

Charles Singer

Au reposoir

Seigneur Jésus, ce soir nous voulons veiller un peu avec toi.
Nous nous souvenons de cette dernière nuit avant ta mort, nuit d’angoisse et de solitude.
Nuit de doute aussi, peut-être, devant ton échec apparent.
Les hommes refusaient le visage de Dieu que tu leur présentais.
Ils attendaient un Dieu dont la toute-puissance comblerait leurs manques.
Toi, tu montrais un Dieu qui s’efface devant l’homme jusqu’à lui laver les pieds,
Qui l’aime jusqu’à donner sa vie pour lui.

Cette nuit de ton agonie, c’est encore aujourd’hui,
Quand des hommes sont victimes d’injustices,
Quand des enfants meurent de la guerre ou de la faim,
Quand des familles ou des régions entières sont dans la souffrance.
C’est ta passion, Seigneur, qui se poursuit.

Mais ton échec n’était qu’apparent et, à ta résurrection, la vie a été plus forte que toutes les morts.
En partageant ton corps et ton sang, nous voulons participer à cette victoire de la vie
Et prendre notre part à la construction de ton Royaume,
Pour qu’un jour l’humanité toute entière soit bénie dans ton amour.

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