« Une pause par jour » – 28 avril 2025

S. Pierre Chanel, prêtre et martyr. – S. Louis-Marie Grignon de Montfort, prêtre.

Première lecture – « Quand ils eurent fini de prier, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance » (Ac 4, 23-31) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, lorsque Pierre et Jean eurent été relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. Après avoir écouté, tous, d’un même cœur, élevèrent leur voix vers Dieu en disant : « Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment. Par l’Esprit Saint, tu as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ? Les rois de la terre se sont dressés, les chefs se sont ligués entre eux contre le Seigneur et contre son Christ ? Et c’est vrai : dans cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et le peuple d’Israël, se sont ligués contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, le Christ à qui tu as donné l’onction ; ils ont fait tout ce que tu avais décidé d’avance dans ta puissance et selon ton dessein. Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance. Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. » Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance. – Parole du Seigneur.

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Commentaire sur l’évangile de ce 2ème dimanche de Pâques

Que serions-nous sans nos blessures ?
Il y a des visages ridés par les années ou ravinés par les larmes.
Des mains crevassées, déformées par les longues années de travail.
Des corps blessés, fracturés, couturés.
Et puis il y a toutes ces blessures intérieures, parfois cicatrisées, parfois encore purulentes.
On ne ressort jamais indemne d’une blessure. On peut guérir, bien sûr, mais on en sort toujours différent, marqué. Même quand les chairs se referment, il reste une cicatrice indélébile. Et il est des blessures intérieures qui laissent le cœur balafré.
Ces traces sont les signes de notre histoire, de ce que nous sommes aujourd’hui. Des chemins souvent douloureux, mais qui peuvent nous rendre meilleurs.
Jésus apparaît à Thomas avec les stigmates de sa Passion : les clous qui ont transpercé mains et pieds, la lance qui lui a percé le côté… Il garde les traces de son agonie. Ce Jésus ressuscité auquel nous nous confions est passé par la souffrance, physique, psychologique, affective. Elle a fait de lui ce qu’il est désormais, lui permettant d’être en pleine empathie avec toutes ces détresses humaines, car il les a éprouvées.
Nos cicatrices, intérieures comme extérieures, sont les traces de nos souffrances. Des blessures mal cicatrisées risquent de faire de nous des personnes tristes ou aigries, refermées sur elles-mêmes. Mais nous pouvons aussi, comme le Christ, en faire un chemin d’empathie, d’ouverture à la souffrance des autres.
❤️‍🩹 Quand nos blessures nous rendent plus humains, nous pouvons être fiers de nos cicatrices.
😇 2e dimanche de Pâques : la foi de Thomas
Abbé Olivier Fröhlich 
Vicaire général diocèse de Tournai 
Publication FB du 27 04 25

« Une pause par jour » – 27 avril 2025

Première lecture – « Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris. – Parole du Seigneur.

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2ème dimanche de Pâques Année C – Homélie – Abbé Fernand Stréber

« Episode de Thomas »- Jean 20,19-31
Evangile

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit :  « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Homélie 

Les récits qui suivent l’événement de la résurrection du Christ nous laissent souvent perplexes, du moins si nous les lisons avec le regard du philosophe rationaliste Descartes, un regard marqué par le doute systématique.

Le mode de pensée de ce philosophe nous aide à ne pas verser dans le travers d’une lecture fondamentaliste qui considère la résurrection de Jésus comme un fait d’une vérité incontestable puisqu’elle est racontée dans la Bible, un fait aussi indiscutable que la mort de Charles Quint le 25 septembre 1558 au monastère de Yuste en Espagne, un fait aussi incontestable que le décès du pape François lundi dernier lendemain de Pâques

Malgré tout j’ose affirmer que la résurrection de Jésus est un événement historique.  En quel sens ?  Parce que des femmes d’abord, Marie-Madeleine, (dans le récit de Saint Jean lu la semaine dernière au matin de Pâques), des hommes ensuite – Pierre, Jean, les disciples et Thomas – ont porté ce témoignage : « Christ est ressuscité ».  Puis, il y a eu Paul et les premières communautés chrétiennes qui ont proclamé et vécu de cette foi. Lire la suite

« Une pause par jour » – 26 avril 2025

Première lecture – « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 13-21) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire. Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux. Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier. Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. » Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. » Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé. – Parole du Seigneur.

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