« Une pause par jour » – 2 février 2026

Présentation du Seigneur au Temple

Première lecture – « Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères » (He 2, 14-18) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a  rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham. Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve. – Parole du Seigneur.

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Première lecture – « Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez » (Ml 3, 1-4) – Lecture du livre du prophète Malachie

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le  messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient – dit le Seigneur de l’univers. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi,
il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,
présenter l’offrande en toute justice. Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem
sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois. — Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 1er février 2026

Première lecture – « Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit » (So 2, 3 ; 3, 12-13) – Lecture du livre du prophète Sophonie

Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays, qui accomplissez sa loi.
Cherchez la justice, cherchez l’humilité : peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère du Seigneur. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge ; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer. – Parole du Seigneur.

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Homélie – 4ème dimanche Temps ordinaire – Année A – Abbé Fernand Stréber

« Jésus proclame que le bonheur se reçoit dans la pauvreté de l’esprit et plus largement dans une situation de manque et d’humilité à priori peu conformes aux canons habituels de la publicité.

Dans le cœur de Jésus, certaines attitudes vont de soi, celles qu’évoquent les béatitudes : consoler ceux qui pleurent, faire une place à ceux qui refusent de s’imposer par la force, satisfaire la soif de justice, faire preuve de bienveillance et de pardon, garder la simplicité du cœur et travailler à la paix.

Pour info : Le mot grec « makarios » utilisé par Matthieu dans son évangile peut être traduit par « heureux », ou « en marche », « debout », « vivant ».

« Vivants » désigne ceux qui sont non pas pleins d’eux-mêmes, de leurs richesses matérielles ou intellectuelles, mais qui ont laissé se creuser en eux un espace pour qu’advienne autre chose que ce qui existe déjà et qu’ils maîtrisent.

Inspiré de Elian Cuvillier, Le sermon sur la montagne : vivre la gratuité et la confiance 

Soyez heureux !

Fernand

Introduction

Aujourd’hui, Jésus nous emmène avec lui pour gravir la montagne.   Cela nous en rappelle une autre : la montagne de Dieu, celle que Moïse a gravi pour recevoir la loi de l’alliance, les 10 commandements.

En nouveau Moïse, Jésus monte sur la même « montagne de Dieu » pour énoncer avec autorité une loi nouvelle, celle du Royaume des cieux. Mais avant cela, il lance une annonce de bonheur, à la fois solennelle et profondément paradoxale ; les béatitudes qui proclament un bonheur bien différent des canons habituels de la félicité.

Oui les béatitudes sont paradoxales, leur fonction n’est pas d’indiquer un chemin à suivre pour obtenir le bonheur, elles sont plus de l’ordre d’une proclamation qui constate le bonheur, félicitant en quelque sorte celui à qui elles s’adressent d’en être le bénéficiaire.

Nous allons essayer de mieux les comprendre tous ensemble, en nous éclairant des lectures du jour et en nous enrichissant de nos échanges

ÉVANGILE (Mt 5, 1-12a)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

HOMÉLIE

Plusieurs siècles avant Jésus, Moïse gravit la montagne seul.  Le peuple l’attendait au pied.  Dans un grondement de tonnerre il reçoit de Yahvé la loi qui va permettre aux Hébreux de devenir un peuple uni, une seule nation.  Moïse brisera ces tablettes de pierres sur lesquelles la loi était écrite,. Geste par lequel nous pouvons comprendre que Dieu ne veut pas écrire sa loi sur la pierre mais dans les cœurs. Lire la suite

« Une pause par jour » – 31 janvier 2026

S. Jean Bosco, prêtre

Première lecture – « J’ai péché contre le Seigneur ! » (2 S 12, 1-7a.10-17) – Lecture du deuxième livre de Samuel

En ces jours-là, le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes ; l’un était riche, l’autre était pauvre. Le riche avait des moutons et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille. Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. » Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme,
et dit à Nathan : « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre. » Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c’est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël : Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison,
parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil ! » David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché,
tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra. » Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour le petit enfant : il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 30 janvier 2026

Première lecture – « Tu m’as méprisé et tu as pris la femme d’Ourias pour qu’elle devienne ta femme » (2 S 11, 1-4a.5-10a.13-17) – Lecture du deuxième livre de Samuel

Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! » Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle. La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. »
Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi. Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne,
au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi. – Parole du Seigneur.

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