« Une pause par jour » – 6 juin 2021

Aujourd’hui, à partir de 7h, vous pourrez participer à l’eucharistie décanale de la fête du Saint Sacrement, enregistrée dans l’église de Gedinne et célébrée par tous les prêtres du doyenné et Monsieur André Stévenne, diacre. 

Le Saint Sacrement

Première lecture – « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8) – Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. » Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur. Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël d’offrir des holocaustes, et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il aspergea l’autel avec le reste du sang. Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. » Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. » – Parole du Seigneur.

Psaume 115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18

R/ J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
ou : Alléluia ! (115, 13)

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Deuxième lecture – « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères, le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création, il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive. S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés,
leur rendant la pureté de la chair, le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort,
pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis. – Parole du Seigneur.

Évangile – « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26) – Alléluia. Alléluia. Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Alléluia. (Jn 6, 51) – Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. – Acclamons la Parole de Dieu.

Sur les chemins de notre humanité sauvée, écoutons le Ressuscité nous dire : « Recevez le pain et le vin de la vie ! »

L’Évangile nous a peut-être surpris. Au lendemain de la fête de la Pentecôte et de la Trinité, nous voici replongés dans le contexte de la Passion de Jésus. Judas vient de le trahir ; Pierre le reniera le lendemain. Les autres disciples l’abandonneront, sauf Jean qui se retrouvera au pied de la croix. Jésus se retrouve seul devant la perspective de sa Passion.

Mais l’évangéliste Luc met en évidence quelque chose d’important : Jésus ne subit pas sa Passion ; il l’assume en toute liberté. Lui-même organise le repas de la Pâque. C’est son dernier repas ; il choisit le jour où on commémorait la libération d’Égypte au temps de Moïse. Mais aujourd’hui, il est en train de donner une signification nouvelle à ce repas : l’agneau pascal n’est plus un agneau immolé mais Jésus lui-même. Le pain rompu et partagé devient son corps livré. Le vin devient son sang versé.

Ce qui compte c’est la réalité nouvelle. Le véritable Agneau mangé et immolé, c’est Jésus lui-même. Il se livre pour libérer l’humanité toute entière de tout ce qui l’éloigne de Dieu. Le Pain Eucharistique n’est pas fait seulement pour être adoré : il nous est donné pour être nourriture. C’est ainsi que nous entrons dans la communion avec Dieu. Nous n’oublions pas que nous sommes engagés “à la vie et à la mort.” Communier à la coupe, c’est accueillir la vie que le Christ nous donne par sa mort violente sur la croix. C’est aussi s’engager à se mettre à sa suite, donc être prêts nous aussi à donner notre vie.

Chaque fois que nous allons communier, nous recevons la vie du Christ. L’amour qui le conduit à se donner est éternellement présent. À chaque messe, il nous est manifesté. Il est rendu présent à nos yeux. À chaque messe, je peux dire : C’est aujourd’hui que cela se passe. Mais il y a une chose qu’il ne faut jamais oublier : Jésus a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. Cela signifie que nous ne pouvons pas être en communion avec lui sans l’être avec nos frères et nos sœurs. Si nous avons des problèmes avec quelqu’un, il faut d’abord se réconcilier. Être disciple du Christ, c’est aimer comme lui et avec lui. Cela peut aller jusqu’au don de notre propre vie.

La première lecture nous a préparés à cette réalité. Le peuple hébreu se trouve rassemblé devant Moïse : pour sceller l’alliance entre Dieu et son peuple, Moïse utilise du sang : “voici le sang de l’alliance que sur la base de toutes ces paroles, Dieu a conclue avec vous.” Comprenons bien, ce n’est pas nous qui faisons alliance avec Dieu mais l’inverse ; c’est lui qui fait le premier pas et qui s’engage. Le rite du sang signifie que cet engagement est “à la vie et à la mort”. Dieu reste toujours fidèle à sa promesse. En réponse, le peuple s’engage à rester fidèle à la Parole de Dieu. Plus tard, Jésus se présentera comme le nouveau Moïse ; il sera le parfait médiateur entre Dieu et les hommes. Ses paroles seront celles de la Vie éternelle. Il nous obtiendra la libération définitive, non pas avec le sang des taureaux mais avec son propre sang.

La lettre aux hébreux nous rappelle ce qui se passe dans la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes : par la venue de Jésus Christ, sa mort sur la croix et sa résurrection, les rites de l’ancienne alliance sont dépassés. Ils ne sont pas périmés comme une chose que l’on jette. Ils étaient là pour annoncer une réalité bien plus grande : désormais, c’est Jésus qui porte à son plein achèvement les rites de l’ancienne alliance. En lui, c’est Dieu qui tient parole. À chaque Eucharistie c’est comme si nous assistions “en direct” au moment où Jésus fait le don de sa vie. Il n’y a qu’un sacrifice unique et définitif de Jésus. Quand nous sommes à la messe, c’est à ce sacrifice que nous assistons, à l’offrande de Jésus et à sa mort sur la croix. Nous assistons aussi à la victoire de l’amour sur la mort et nous en recevons les fruits.

Voilà ce repas auquel nous sommes tous invités. C’est vraiment LE moment le plus important de la semaine. Le Christ ressuscité est là ; il nous rejoint. À chaque messe, nous célébrons celui qui nous a aimés comme on n’a jamais aimé. C’est la moindre des choses que nous répondions à cette invitation. C’est vrai que dans certains endroits, cela devient difficile. En raison du manque de prêtres, nous assistons à une baisse drastique du nombre de messes. Mais quand il n’y a plus de boulanger dans un village, on sait s’organiser pour ne pas rester sans pain. Aujourd’hui, le Christ se présente à nous comme “le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.” L’Eucharistie est vraiment un cadeau extraordinaire. C’est une nourriture pour la Vie éternelle.

En cette fête du Corps et du Sang du Christ, nous renouvelons notre action de grâce pour la merveille que nous célébrons. Et nous faisons nôtre cette prière du prêtre avant la communion : “Que ton Corps et ton sang me délivrent de tout mal et que je ne sois jamais séparé de toi”.

Sources : Revues Feu Nouveau et Fiches dominicales – Ta Parole est ma joie (J Proux) – Les entretiens du dimanche (N. Quesson) – Homélies pour l’année B (A Brunot) – Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes

Site internet :

Fête du Saint Sacrement

 

La coupe que nous bénissons

Refrain
La coupe que nous bénissons
Est communion au sang du Christ.
Le pain que nous avons rompu
Est communion au corps du Christ.
Alors qu’il n´y ait qu’un seul pain,
Ne soyons plus qu’un même corps !
Alors qu´il n´y ait qu’une coupe,
Soyons tous du même sang !

1. Venez, mangez de ce pain, buvez de ce vin préparés pour vous :
Celui qui vient à moi n´aura jamais soif, n’aura jamais faim !
2. Venez et voyez les merveilles de votre Dieu !
Venez, dans la joie, puiser aux sources de la vie !
3. Venez, venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau !
Sur vous prenez mon joug car je suis doux et humble de cœur.
4. Mon joug est aisé, mon fardeau est léger :
Venez, vous trouverez le repos de vos âmes !
5. Allez, vous aussi, travailler à ma vigne :
Allez de par le monde et proclamez mon Évangile !

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