« Une pause par jour » – 8 novembre 2018

Première lecture – « Tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte » (Ph 3, 3-8a) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères, c’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui rendons notre culte par l’Esprit de Dieu, nous qui mettons notre fierté dans le Christ Jésus et qui ne plaçons pas notre confiance dans ce qui est charnel. J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons de placer ma confiance dans la chair. Si un autre pense avoir des raisons de le faire, moi, j’en ai bien davantage : circoncis à huit jours, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, fils d’Hébreux ; pour l’observance de la loi de Moïse, j’étais pharisien ; pour ce qui est du zèle, j’étais persécuteur de l’Église ; pour la justice que donne la Loi, j’étais devenu irréprochable. Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte. Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. – Parole du Seigneur.

Psaume 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7

R/ Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
ou : Alléluia. (Ps 104, 3b)

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Évangile – « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10) – Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28) – Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire – Ensemble, c’est tout (Philippiens 3, 3-8a ; Luc 15, 1-10)

La fréquentation de certains amis a-t-elle déjà été pour vous l’occasion de remarques désobligeantes ? Trop pauvres, trop étrangers, trop différents… Heureux êtes-vous ! Il y a une joie incomparable à découvrir des gens, apparemment éloignés, qui nous sont si semblable. Chaque frère et soeur est le visage unique qui nous manquerait s’il n’était pas là. Découvrons alors aussi la joie d’être cette brebis qui retrouve 99 visages différents.

Père Nicolas Tarralle, assomptionniste

Clé de lecture – « Comme une perte » – Philippiens 3, 7

Paul n’en finit pas de nous déstabiliser avec son goût du renversement et des oppositions radicales. A sa manière, comme il le dit lui-même, il « imite » l’attitude de Jésus, qui a pris la condition du serviteur, jusqu’à la mort sur la Croix. Certes, Paul ne nie pas la grandeur des qualités qu’il avait reçues ou acquises de son appartenance juive mais une lumière nouvelle est venue bouleverser et retourner toutes choses et lui ouvrir un avenir inouï : la connaissance de Jésus, le Christ, son Seigneur. Paul désormais est entré dans une vie nouvelle, une participation à la vie du Christ qui pourra conduire à la souffrance et à la mort, mais qui est déjà force de la résurrection. Saisi par l’amour du Christ, Paul ne peut plus regarder en arrière.

Roselyne Dupont-Roc, bibliste

Invitation

La miséricorde fait la joie de Dieu. Alors pourquoi ne pas lui procurer cette joie en allant vivre le sacrement du pardon ?

Revue « Prions en église » – novembre 2018 – pages 69 et 68

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