« Une pause par jour » – 3 janvier 2017

1418251022_110815_fullTemps de Noël – I Jean 2, 29 — 3, 6 – Psaume 97 (98) – Jean 1, 29-34 – «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jean 1, 29) – Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu. Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression. Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.     

Les moutons jouent un grand rôle dans l’économie du salut. Jésus ne s’est-il pas défini comme le «bon pasteur»? Il connaît chaque brebis par son nom; il les mène dans de verts pâturages. Selon les évangiles, Jésus est tantôt le pasteur,  le bercail, tantôt la porte du bercail.
Le titre d’Agneau de Dieu est spécial. Accolée à Jésus, cette expression appartient au vocabulaire johannique. Elle tire son origine de la passion. En effet, Jésus meurt sur la croix à l’heure où l’on immole l’agneau pascal. Saint Jean a été frappé par cette similitude: le Christ est comparable à cet agneau innocent et sans tache qui est sacrifié pour célébrer la Pâque lors d’un rituel qui rappelle la sortie d’Égypte, la libération de la captivité sous le pharaon. Jésus, innocent, meurt en croix, en donnant sa vie librement et en laissant à l’humanité le plus bel exemple d’amour qui soit. Jean y voyait sans doute également une analogie avec le serviteur souffrant qui porte le péché des autres (cf Isaïe 53, 5).

«Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» En télescopant l’histoire, saint Jean mettra cette expression dans la bouche de Jean Baptiste lors du baptême de Jésus. Du coup, il reconnaît la mission expiatoire du Christ. Beaucoup plus tard, Grûnewald va compléter le tableau avec une peinture anachronique d’un Jean Baptiste qui se tient au pied de la croix et indique de son long index: «L’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.»

Toi, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, viens me redonner l’innocence de mon baptême.

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