Parabole des compagnons de l’époux – Marc 2, 18-20
Comme les disciples de Jean-Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas ?» Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l’époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l’époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront. »
L’amour vigilant
Quand on réunit ses amis pour faire la fête, on ne les invite pas à jeûner !
Et si nous sommes conviés à un mariage, nous ferons même volontiers une petite entorse à notre régime !
Seigneur, hier, sur les routes de Judée, tu étais, pour les disciples, la joie de Dieu qui fait alliance avec la terre, tu étais l’Epoux venu à la rencontre de l’humanité pour en faire son Epouse bien-aimée !
Mais, aujourd’hui, Seigneur, nous sommes privés de cette présence historique, charnelle mais provisoire qui inaugurait les Noces de la Vie ; aujourd’hui, Seigneur, nous devons veiller dans la foi, en attendant l’heure de ton ultime Repas.
Seigneur, donne-nous de découvrir le jeûne que tu aimes : celui qui garde notre cœur vigilant, attentif à ta Parole, disponible à tes dons, le jeûne qui ouvre nos désirs au Désir de ton Esprit et tourne notre présent vers ton avenir.
Garde-nous dans le jeûne et la prière, afin que nous demeurions des veilleurs qui scrutent, jour et nuit, au creux du quotidien, les signes avant-coureurs de ton Règne d’amour qui vient.
Seigneur, inspire-nous ce jeûne salutaire qui secoue notre torpeur spirituelle, nous donne faim de Toi, et nous maintient éveillés dans l’épreuve de la durée.
Donne-nous le courage d’inventer les formes du jeûne qui feront de nous des sentinelles de l’amour, des guetteurs de l’invisible, des vigiles de l’espérance.
Donne à ton Eglise de vivre, joyeusement, ce jeûne de l’amour qui ne méprise ni les biens ni les joies de cette terre, mais garde son cœur ouvert à l’espérance des Noces de ton Royaume éternel.