« Une pause par jour » – 13 août 2016

« N’empêchez pas les enfants de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent » – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 13-15)

En ce temps-là, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

Une scène brève intense, sur le chemin du Christ, une rencontre en vérité qui traverse les incompréhensions, qui produira son fruit, qui ouvrira à la foi de tous…

« Imposer les mains », un geste fondamental de bénédiction, un geste qui se transmet dans le Peuple Juif depuis le temps d’Abraham, un geste qu’attendent les parents qui présentent ces enfants à Jésus, un geste que posera Jésus au terme de cette brève rencontre… Un geste fondamental, un geste qui précède tous les autres gestes d’accueil et de service et qui les porte. Ces autres gestes déploient ce que ce premier geste apporte globalement. Lorsque nous entrons sous la bénédiction de l’imposition des mains, tout devient possible. Cela est vrai pour une personne, cela est vrai pour un couple, cela est vrai pour une famille, cela est vrai pour une communauté ecclésiale, cela est vrai pour l’Eglise… Avançons-nous vers la vie avec cette foi… Croyons que Dieu a étendu les mains sur nous et notre réalité, entrons dans la soumission à sa volonté… Offrons nous à son action.

« Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent » comment aller au Seigneur, de quelle manière ? Il est bon d’y aller sans arroi, sans préparation, en s’offrant simplement à l’action de l’autre, en recevant ce qu’il donne. Voilà l’attitude véritable de vie pour tout être humain, en cela nous rejoignons l’attitude de notre enfance, nous entrons dans la gratuité, dans le simple fait de recevoir ce que l’Autre désire donner. Nous entrons dans l’échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons, peut être de nouveau reçu et de nouveau offert. Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles, le Royaume des Cieux… Osons le croire, osons en poser les premiers gestes…

« Il partit de là » l’attitude juste de Jésus, il incite, il encourage, il suscite mais il ne s’impose pas. Il allume le feu, il sème la graine, il enfouit le levain. Découvrons que le don du Seigneur est toujours un appel à notre liberté, à notre engagement. Le Seigneur travaille avec nous, mais il a besoin de notre travail aussi, du travail de notre propre foi… C’est en cela qu’il part de là, pour nous donner de pouvoir nous aussi agir, de pouvoir entrer en dialogue avec nous…

(extrait de « Jardinier de Dieu »)

Prière pour nos enfants devenus des hommes et des femmes (Prier.be)

Tu nous as confié, Seigneur, nos enfants,
nous te rendons grâce
pour toutes les joies qu’ils nous ont apportées,
toutes les découvertes qu’ils nous ont aidés à faire.
Entre tes mains, nous les remettons,
comme nous le faisions lorsque nous les attendions,
comme nous ne cessons de le faire depuis lors,
à chaque pas de notre vie et de leur vie,
à chaque faux pas…
Nous te les confions parce que nous avons appris
(et ils nous ont bien appris)
que nous ne pouvons pas grand-chose pour eux :
seulement essayer de les aimer comme tu les aimes.

Loué sois-tu pour notre amour réciproque :
c’est le don le plus précieux que nous leur ayons fait.
Mais peut-être est-il plus facile
de donner que de recevoir.
Fais que notre amour soit disponibilité,
appel discret ou discrète réponse à leurs requêtes.
Sans toi nous ne pouvons rien faire,
aide-nous, Père très bon, à être, pour nos enfants,
les témoins de la tendresse.

Te prier pour eux, c’est aussi demander pour eux.
Mais que demander, Seigneur, quel est leur bien ?
Nous savons assez que ce n’est pas le nôtre :
ils vivent et jugent autrement que nous à leur âge,
et surtout ils semblent presque tous
s’être détournés de toi,
mais toi seul connais le fond de leur coeur.
C’est pour nous, plutôt,
que nous avons à demander :
greffe notre patience à éclipses
sur ton inépuisable patience,
rends-nous attentifs à tout ce qui est bon chez eux,
afin que nous sachions l’apprécier
et te le présenter comme une offrande.

Et dans les difficultés, car il y en a et il y en aura,
dans les souffrances qui nous viendront d’eux,
rends-nous plus forts pour les aimer toujours mieux,
et pour savoir reconnaître, au-delà de la crise,
les hommes et les femmes nouveaux
qu’elle aura fait naître,
et qui seront toujours nos enfants.

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