« Petites miettes spirituelles » de ce dimanche 4 octobre 2026

« Prends le temps de la méditation silencieuse, de l’oraison, ce grand bol d’air réparateur » nous dit Guillaume de Menthière, prêtre français de Paris et auteur de nombreux ouvrages.
Et il continue avec cette image significative :
Il est en effet inutile de s’agiter. Il suffit pour un temps de se tenir là, à la porte du tabernacle ou dans un endroit retiré, tranquille et espérant.
Ne faisons pas comme ce petit enfant qui, soudain, dans la rue, ne voit plus sa mère : il se met à courir en tous sens, il va, il vient, il retourne, il s’affole, il zigzague en pleurant, mais il a tort !
S’il a suffisamment de raison et de force d’âme pour s’arrêter et patienter sans bouger, sa mère le retrouvera plus vite. Voilà bien le paradoxe : plus l’enfant l’attendra longtemps, plus sa mère le retrouvera vite ! Il faut seulement attendre et appeler. Croit-il donc cet enfant, qu’il est seul à chercher dans la nuit ? A-t-il si peu de confiance en sa maman ? Ne sait-il pas que c’est elle, la plus inquiète des deux, qui fera l’essentiel du trajet pour le chercher ?
Il en va ainsi du Seigneur. Avons-nous si peu de foi en Lui ? Ignorons-nous qu’il est le plus impatient et que, déjà, il est sorti à la recherche de ceux qui l’espèrent et crient vers lui sans se décourager ?
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L’abbé Trevet, quant à lui parlait un jour de la patience et de la confiance dans la prière d’oraison, bien souvent envahie par de nombreuses distractions, et qui pourrait nous faire dire : ‘A quoi bon ?’
Pensons à une poule qui couve un oeuf. Elle voit les autres poules s’amuser avec les coqs, aller chercher ici ou là des vers, manger des insectes, de l’herbe et du grain en se disant : « Elles se distraient et profitent bien de la vie, tandis que moi, j’ai l’air bien bête à rester immobile. »
Seulement, comme elle a de la fièvre, sa température augmente et sous l’effet de cette chaleur, elle prépare l’enfantement à la vie. En effet, au bout de 21 jours de patience, des petits coups de bec lui piquent le derrière. Elle a bien enfanté la vie.
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De la même manière, lors de notre prière silencieuse, nous sommes là immobiles, alors qu’il y aurait tant de choses à faire sur sa tablette et les réseaux sociaux, ou bien partir à la rencontre des autres. Mais nous pouvons croire, avec beaucoup de foi et de patience que grâce à la chaleur du Saint Esprit, nous enfantons la vie. 

‘Les petites miettes spirituelles » reçues du  

Frère Albert ANDRE
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