Naître !

Voici qu’humblement, Dieu se fait petit enfant,

Dieu vient naître parmi nous,

Dieu cherche à naître en nous.

Il se peut que le grand problème de notre vie ne soit pas tellement de vivre, mais finalement de Naître !

Partout il est dit que nous avons le mal de vivre : N’aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?

C’est-à-dire de devenir celui ou celle que nous sommes véritablement ?

Car nous ne sommes pas « homme ou la femme que nous paraissons être : célèbre ou Inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit…

Tout cela, c’est l’apparence des choses.

Nous sommes un homme ou une femme qui cherche à naître.

Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse qui te porte à ne pas être aujourd’hui ce que tu étais hier, tu es en train de naître.

Si tu te sens aujourd’hui capable d’un amour tout neuf que tu n’espérais pas hier, tu es en train de naître.

Si tu te fais aujourd’hui tout petit devant Jésus pour te laisser conduire dans sa Lumière, tu es en train de naître.

Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n’est pas de vivre, c’est de naître constamment pour ne pas être vieux.

Puisses-tu garder de cette nuit la saveur d’une rencontre : Dieu vient remplir tes mains de pauvre ; la nouveauté que tu espères, il peut la faire jaillir en toi.

Puisses-tu garder de cette nuit, la confiante et humble certitude que tu es appelé indéfiniment à naître et, tout autant, appelé à faire naître les autres.

Et voici qu’inlassablement, Noël après Noël, jour après jour, Dieu frappe à ta porte et demande à naître en toi !

Merci à Nicole, une collègue assistante paroissiale de Bastogne, pour l’envoi de ce texte ! 

Une jolie histoire de Noël

C’était au temps où le covid-19 ne s’était pas encore invité…

La famille toute entière s’était rassemblée pour fêter Noël.

Frères et sœurs qui ne s’étaient plus vus depuis bien longtemps avaient retrouvé cette nuit le chemin de la maison natale.

Enfants et petits enfants, visages tout joyeux, arrivaient de partout les mains chargées de mille présents : l’un offrait la dinde, l’autre la bûche ; il y avait les alcools et le champagne ; les cadeaux, les baisers et les bouquets de fleurs pour la ‘mamy’ qu’on n’oublie pas.

La salle à manger couverte de guirlandes était bourrée de rires et de lumières.

On avait chaud ! Il faisait bon ! Ça sentait le sapin et l’âtre crépitant.

Le lecteur-cd chantonnait sa prière au petit Jésus de la crèche : « Il est né le divin enfant… »

Tout ce petit monde, autour de la table bien garnie s’enivrait de vin, de joie et de chansons.

Minuit est proche. C’est alors que la sonnette d’entrée retentit ! « Qui pouvait donc bien venir en plein milieu de la nuit ? »

Jean, le fils aîné, se leva, vida son verre, quitta la salle et descendit vers la porte d’entrée.

Derrière lui, un certain silence s’était fait : « Quelle est la bonne surprise qui sera annoncée pour achever le fête ? »

Enfin Jean revint. Il était seul. Il referma la porte et tout le monde le regardait.

  – Alors, dit le père, qui était-ce ?

  – Rien, rien qu’un vagabond, un barbu. Il demandait à loger !

  – Et il était seul ? reprit le père

  – Avec une fille ; même qu’on aurait dit qu’elle était enceinte !

  – Et qu’as-tu répondu ? questionna le père.

  – Rien. Devant leur insistance, j’ai claqué la porte.

   Le cd s’était arrêté.

  On aurait cru un instant que les portes et les fenêtres s’étaient ouvertes

  et que toute la glace de l’hiver était entrée dans la maison. Tout le monde se taisait.

   – Et… si c’était eux ? dit le père.

N’oublions pas de les inviter à la table de nos cœurs.

Sainte et heureuse fête de Noël !

Merci à Frère Albert de la communauté du Bua à Habay-la-Vieille pour ce partage !