Nous devenons ce que nous recevons : le corps et le sang du Christ, lorsqu’à notre tour nous nous donnons en nourriture dans le service des autres.
Notre vie devient ainsi sacramentelle, elle est le lieu de la présence de Dieu.
Abbé Fernand Stréber
Évangile : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Homélie
Quand j’étais enfant, la fête du corps et du sang du Christ s’appelait la fête du Saint Sacrement. Voilà un vocabulaire un peu étrange qui n’est utilisé que dans le langage religieux.
Mais qu’est-ce qu’un sacrement ? » Historiquement, le mot « sacrement » s’est développé à partir du mot grec « mysterion » et du mot latin « sacramentum ». En grec, « Mysterion » signifie :quelque chose de caché ou de secret. Ce mot est devenu le mot « mystère» en français. Or, en langue française, un mystère c’est quelque chose de caché que l’on ne peut connaître, que l’on ne peut comprendre. Mais, pour les grecs, le « mystère », le « sacrement » avait une signification différente. Pour eux, le mystère est ce que l’on peut connaître d’une réalité inaccessible. Lire la suite