Homélie – 8ème dimanche temps ordinaire Année C – Abbé Fernand Stréber

Grâce à de petites histoires restées dans la mémoire collective, Jésus interpelle ses disciples.

Il nous invite, nous ses disciples d’aujourd’hui, à pratiquer aussi l’art du tamis.

Bonne entrée en carême qui commence mercredi.

Abbé Fernand Stréber 

Première lecture « Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)

Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ; de même, les petits côtés d’un homme
apparaissent dans ses propos. Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé, c’est alors qu’on pourra le juger.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc  6,39-45

En ce temps-là,    Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

Homélie

L’art du tamis

Dans l’évangile de ce jour Jésus s’adresse à ses disciples et donc par extension, à nous qui sommes ses disciples aujourd’hui.  
Il raconte des mini- paraboles. remplies de sagesse qui invitent à la clairvoyance sur nous-mêmes.  Ces petites histoires sont restées dans la mémoire collective.  Par exemple, qui ne connaît pas l’image de la paille et de la poutre !

En vue de clarifier les choses pour ses auditeurs, Jésus oppose plusieurs binômes: Je les cite : le disciple et le maître, la paille et la poutre, le bon arbre et l’arbre pourri, le fruit pourri et le bon fruit, les figues et les épines, le raisin et les ronces, le cœur bon et le cœur mauvais et enfin  l’Homme bon et l’Homme mauvais.  Chacun-e est invité à prendre un peu de recul pour prendre conscience de qui se passe en lui (elle) et à méditer sur la teneur de ses propos. Lire la suite