« Moi je suis la porte, si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage »
A notre tour nous sommes invités à devenir « des portes ouvertes » qui accueillent sans préjugés et ouvrent vers les verdoyants pâturages où il fait bon vivre ensemble.
Merveilleuse vocation que la nôtre !
Abbé Fernand Stréber
ÉVANGILE « Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Homélie
Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus utilise l’image de la porte à 4 reprises. Avec les progrès de l’aviation militaire, le recours aux drones et aux missiles, les portes des villes ont perdu leur usage. Quelques exemples de portes ayant acquis une valeur symbolique : La porte de Trèves à Bastogne, la porte de Hal à Bruxelles, la porte de Brandebourg à Berlin.
Dans les civilisations des temps bibliques et jusqu’aux temps modernes, les sociétés humaines se protégeaient collectivement dans des sites fortifiés. Dans ces constructions, les portes permettaient d’ouvrir et de fermer les murailles, d’accueillir et de rejeter. C’est dans ce contexte que Jésus se présente dans l’évangile de ce dimanche comme étant la porte. Lire la suite