Homélie – 27ème dimanche Temps ordinaire Année C – Abbé Fernand Stréber

DEUXIÈME LECTURE (2 Tm 1, 6-8.13-14)

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,
mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

ÉVANGILE (Lc 17, 5-10)

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,
lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ »

Homélie

« Bien-aimé, garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. » (2ème lecture). « Garde le dépôt de la foi. » : le mot ‘garder’ me rappelle le temps de mon service militaire où je  « montais la garde » ;  Je gardais la caserne et la protégeait des agressions extérieures.  Les personnes se présentant au corps de garde devaient montrer « patte blanche » pour pouvoir entrer dans la caserne.  Tous les autres étaient refoulés. Lire la suite