Homélie – 25ème dimanche temps ordinaire – Année B – Abbé Fernand Stréber

Au milieu des 12 apôtres, son Eglise d’alors, Jésus a mis un enfant.

Puissions-nous encore aujourd’hui mettre, au centre de notre Eglise, au cœur de nos préoccupations,

les enfants, les malades, les bouches inutiles, les rejetés, les accablés de notre société de consommation.

Abbé Fernand Stréber

Nivellement par le bas ? – Évangile  (Mc 9, 30-37)

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Homélie

Laissez-moi commencer mon homélie avec deux situations vécues.
1       À chaque rentrée scolaire, il est question de réforme.

À ce propos, je me souviens du lancement de l’enseignement rénové.

L’idée était alors de mettre l’élève au centre de la communauté scolaire.  Non pas seule­ment comme objet des préoccupations de tous, mais comme sujet à part entière.  Pas seulement l’élève brillant, appelé sur l’estrade à recevoir son prix ou sa médaille d’or, mais chacun, quelles que soient ses aptitudes et sa personnalité.

Dans la perspective de l’enseignement rénové, la hiérarchie et les classements ont changé de signification.  J’ai alors entendu certains enseignants et parents dire :  « Les jeunes aiment l’élitisme.  Cela se voit dans les sports de compétition.  Ils sont coachés pour apprendre à lutter en vue d’être mieux classés.  Avec ce type d’enseignement, vous allez les démotiver.  Et surtout, – argument suprême – : C’est un nivellement par le bas ! » Lire la suite