Homélie – 24ème dimanche Temps ordinaire Année B – Abbé Fernand Stréber

Pour vous, qui suis-je ?
Évangile(Mc 8, 27-35)

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? 
Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner 
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile  la sauvera. »

Homélie

Jésus allait sur les routes, de village en village, en plein pays païen, entouré de ses disciples et suivi par les foules.  Ainsi, chemin faisant, on se pose la question : Combien ?  Combien de gens ?

Chemin faisant, Jésus ne disait pas « Combien ». Il disait plutôt : « Qui ?». « Au dire des gens qui suis-je ? » Et les réponses fusent : Jean-Baptiste, Elie, un prophète…  Chaque réponse enferme Jésus dans une figure du passé.  En parlant de la sorte, la foule ne prend pas beaucoup de risque. Lire la suite