Pas évident d’aborder simplement le thème proposé par la liturgie pour ce W-E sans culpabiliser et en invitant chacun-e à vivre comme personne responsable, pardonnée par Dieu qui nous aime.
Fernand
LE PÊCHÉ….qu’est ce que c’est ?
Évangile – « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Homélie
Dans l’ordinaire d’une messe autrement dit dans les paroles qui reviennent d’office à chaque messe, si le célébrant proclame littéralement toutes les rubriques du missel romain , les notions de « péché », de pécheur » reviennent à 15 reprises.
Le péché : voilà un mot qui, à peine prononcé, soulève une multitude de problématiques. Par exemple :
- Comment vous rejoindre vous qui avez renoncé depuis longtemps à recevoir le sacrement du pardon? « Je veux bien me reconnaître pécheur, – dites-vous – mais je n’arrive pas à dire quels sont mes péchés. » ?
- Comment vous rejoindre vous qui vous culpabilisez sans cesse en disant : « Qui me délivrera de cette culpabilité que je traîne comme un boulet ?
- Et vous qui vivez tellement tranquille que vous vous dites : « je ne fais de mal à personne. Je ne fais pas de péché.