Analogie sur le deuil

« Le deuil, c’est comme des paillettes.
Au moment où ton monde s’effondre, c’est comme si quelqu’un les avait lancées en l’air – et qu’elles étaient retombées partout. Elles s’incrustent dans ta peau, dans tes cheveux, jusque dans les fissures les plus profondes de ta vie.
Tu essaies de les balayer, désespéré de reprendre le contrôle de quelque chose. Tu crois les avoir éliminées… jusqu’à ce qu’elles réapparaissent. Des mois plus tard. Des années plus tard. Dans le coin d’un cadre que tu époussettes chaque semaine. Sur la manche d’un pull que tu as porté une dizaine de fois sans remarquer qu’elles s’y étaient accrochées.
Collées au sol, là où la lumière frappe juste comme il faut – et soudain, c’est de nouveau indéniable.
Tu n’en viendras jamais complètement à bout. Elles seront toujours là – ces paillettes du deuil, qui accrochent la lumière de façon à la fois magnifique et cruelle. »
Savoir bien s’entourer de personnes bienveillantes qui comprennent que les vagues du deuil peuvent réapparaître et frapper à des moments imprévus, c’est vraiment précieux et important. »