Rencontre avec Roseline Raymonde, partenaire d’Entraide et Fraternité en Haïti.

 

 

 

 

 

 

Ce mardi 10 mars avait lieu la journée de rencontre avec Roseline Raymonde, partenaire d’Entraide et Fraternité en Haïti. Roseline travaille pour l’association SOFA (« Solidarité Femmes haïtiennes ») dont la mission est d’aider les femmes à sortir des situations d’exclusion qui marquent leur quotidien, à défendre leur droit à l’autonomie économique et à les protéger des violences. La principale mission de Roseline est de former ces femmes en agroécologie dans la ferme-école de Saint-Michel-de-l’Attalaye, située dans le Nord du pays.

C’est dans ce contexte que Roseline a pu rencontrer des femmes de l’association ACRF-femmes en milieu rurales de la section de Louette-Saint-Denis pour un premier temps d’échange incluant également deux représentantes et une visite de l’ASBL « La Fourmilière » de Gedinne, bien connue dans la région pour son travail de longue date en économie sociale. Les convergences sont apparues rapidement sur les terrains de la lutte contre l’injustice sociale, d’une vision partagée de la résistance recherchée à travers le travail collectif et collaboratif ou encore le souci de valorisation des personnes. Les enfants de l’école des devoirs de la Fourmilière ont aussi pu poser leurs questions à Roseline : « Haïti, c’est petit comme moi ? », « Pourquoi vous portez un bonnet ? », C’est quoi la taille d’une araignée en Haïti ? »…réveillant la fibre maternelle de Roseline, maman de deux grandes filles.

Après un casse-croûte préparé par nos « femmes en milieu rural », rencontre en soirée avec le grand public à la salle communale de Louette pour entendre le témoignage de Roseline : « résister, c’est combattre l’injustice sociale, la violence faites aux femmes et l’insécurité alimentaire, toujours pacifiquement mais avec détermination ». Ce dernier aspect a naturellement donné lieu à des échanges sur le rapport de force engagé, ici et là-bas, entre agro-industrie et agroécologie. A noter la contribution remarquée d’un jeune participant courageusement engagé dans une activité agroécologique locale en dépit des faibles revenus qu’il en retire ; de même que le témoignage d’un prêtre d’origine africaine, officiant dans la région, soucieux dans son pays comme ici, de porter la présence de l’Église auprès des plus pauvres.

Un bon moment de rencontre « Nord/Sud » rendu possible par les concours croisés du doyenné, de l’équipe-solidarités du secteur pastoral de Bièvre-Daverdisse et l’équipe ACRF de Louette-Saint-Denis à qui Entraide et Fraternité adresse ses remerciements chaleureux pour le soutien apporté aux projets haïtiens de l’association.

Jean Pol Gallez

Photos : Micky 

Homélie – 5ème dimanche de Carême Année A – Abbé Fernand Stréber

« Enlevez la pierre. Déliez-le et laissez-le aller »

Aujourd’hui, Dieu nous invite à ‘ôter la pierre’ qui empêche les autres de vivre et de se forger une vie décente et digne.

Jésus nous invite aussi à les défaire des bandelettes qui paralysent leur enthousiasme ou leurs initiatives.

Non seulement nous devons ‘les délier’ mais’ les laisser aller’ c’est-à-dire, dans un lâcher-prise qui est celui de l’amour, leur garantir la liberté de suivre leur propre chemin de vie.

Fernand

ÉVANGILE (Jn 11, 1-45) :  Résurrection de Lazare

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. « Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer.  Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »  Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Homélie

Lors de ces trois derniers dimanches, ’Eglise nous propose un long récit biblique développant un accent de notre chemin de foi .  Il y a eu la Samaritaine, qui espérait une vie autre.  C’était voici 15 jours.  Il y a eu l’aveugle-né qui espérait sortir de sa nuit.  C’était la semaine dernière.  Aujourd’hui, deux femmes, Marthe et Marie, amies de Jésus, espèrent une vie après cette vie pour Lazare, leur frère mort depuis quatre jours.

Ce chemin de foi est proposé à tout croyant et plus spécialement aux catéchumènes qui seront baptisés au cours de la nuit de Pâques. 

Après avoir entendu chacun de ces récits, le catéchumène est invité à répondre, comme chaque chrétien, aux questions de l’Église: Lire la suite

« Une pause par jour » – 20 mars 2026

Première lecture – « Condamnons le juste à une mort infâme » (Sg 2, 1a.12-22) – Lecture du livre de la Sagesse

Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes : « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ; car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange. Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. » C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 19 mars 2026

Saint Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie

Première lecture – « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » (2 S 7, 4-5a.12-14a.16) – Lecture du deuxième livre de Samuel

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 18 mars 2026

S. Cyrille, évêque, docteur de l’Église

Première lecture – « Je t’ai établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays » (Is 49, 8-15) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez » ! aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous » ! Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. – Parole du Seigneur.

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