Le temps d’après… Et notre vie quotidienne. Texte de Jacques Gaillot

L’espoir renaît en pensant qu’au cours de cette nouvelle année la vaccination pourra mettre un terme à la pandémie.

On peut naître quand on est vieux.
L’amour ne vieillit pas en eux.
(Jacques Gaillot)

Après l’épreuve du confinement, l’absence de contacts humains, la privation de nos libertés d’aller et de venir, de travailler, de faire la fête, nous faisons le rêve qu’un souffle de vie fasse de nous des vivants en liberté. Le rêve de pouvoir dissiper « les ombres d’un monde fermé » (pape François).
« Le temps d’après » viendra : il sera remis entre nos mains, il nous appartiendra. Il s’agira d’innover et non de répéter.

 Une parole du psaume 89 m’a éclairé pendant le confinement :
« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours,
Que nos cœurs pénètrent la sagesse. »

La vraie mesure de nos jours m’a paru se réaliser de trois façons :

Vivre le moment présent :  avec humanité, simplicité, tendresse. Il y a des éclats d’humanité d’une si grande beauté chaque jour !

  • Dans des SMS, une question revenait à plusieurs reprises : « Que faites-vous de vos journées de confiné ? »
  • Je répondais par ce simple mot : « Je vis » car la vie a une densité incroyable !
  • Énumérer des tâches du quotidien n’aurait pas rendu compte de la richesse de la vie.
  • Vivre dans le provisoire :  Des projets, des invitations, des engagements tombent à l’eau les uns après les autres.
  • L’avenir nous échappe. On perd la volonté de contrôler, on n’affiche plus ses certitudes. On se découvre fragiles et démunis, marchant humblement avec les autres.
  • Laisser l’avenir ouvert : l’aventure de la vie n’est pas terminée. Chaque jour a sa lumière.

Dans la communauté où je vis, il y a des personnes âgées qui attestent par leur façon d’être, qu’on peut naître quand on est vieux.
L’amour est la seule chose qui ne vieillit pas en eux. Ils font fleurir la vie car « ils ont appris la vraie mesure de nos jours. »

Jacques Gaillot, évêque de Parténia 
(Paris – 15 janvier 2021)

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« Une pause par jour » – 16 février 2021

Première lecture – « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés » (Gn 6, 5-8 ; 7, 1-5.10) – Lecture du livre de la Genèse

Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son coeur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.
Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit : « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits. » Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur. Le Seigneur dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste. De tous les animaux purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ; et de même des oiseaux du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la surface de la terre. Encore sept jours, en effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. » Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné. Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 15 février 2021

Première lecture – « Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Gn 4, 1-15.25) – Lecture du livre de la Genèse

L’homme s’unit à Ève, sa femme : elle devint enceinte, et elle mit au monde Caïn. Elle dit alors : « J’ai acquis un homme avec l’aide du Seigneur ! » Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn. Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre. Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre en offrande au Seigneur. De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau, en offrant les morceaux les meilleurs. Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande, mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas. Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu. Le Seigneur dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ? Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ? Mais si tu n’agis pas bien…, le péché est accroupi à ta porte. Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. » Caïn dit à son frère Abel : « Sortons dans les champs. » Et, quand ils furent dans la campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main. Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond sur la terre. » Alors Caïn dit au Seigneur : « Mon châtiment est trop lourd à porter ! Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre.
Je dois me cacher loin de toi, je serai un errant, un vagabond sur la terre, et le premier venu qui me trouvera me tuera. » Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait. Adam s’unit encore à sa femme, et elle mit au monde un fils. Elle lui donna le nom de Seth (ce qui veut dire : accordé),
car elle dit : « Dieu m’a accordé une nouvelle descendance à la place d’Abel, tué par Caïn. » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 14 février 2021

Aujourd’hui, à partir de 7h, vous pourrez participer à l’eucharistie (6ème dimanche du temps ordinaire) du doyenné de Gedinne enregistrée dans l’église de Gembes (Secteur de Bièvre/Daverdisse) et célébrée par l’abbé Casmir Nnubia, prêtre du secteur.
Première lecture – Le lépreux habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp » (Lv 13, 1-2.45-46) – Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron, et leur dit : « Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une pustule, qui soit une tache de lèpre, on l’amènera au prêtre Aaron ou à l’un des prêtres ses fils. Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !” Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » – Parole du Seigneur.

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